Les « annulateurs » russes : une pratique macabre dévoilée en Ukraine
Dans la région de Donetsk, en Ukraine, une vidéo choquante diffusée en juin 2025 sur Telegram a mis en lumière une réalité sombre au sein de l'armée russe. Cette capture d'écran montre le passage à tabac d'un soldat d'assaut portant l'indicatif « Fiksa », un incident partagé dans un chat réservé aux proches des militaires du 80ᵉ régiment blindé. Cette publication n'est que la partie émergée d'un iceberg de violences internes.
Le terme « annulation » et son usage militaire
« Annulation » est le mot utilisé par les soldats russes pour désigner le meurtre de leurs propres camarades. Ces exécutions ne sont pas de simples accidents de combat, mais des châtiments délibérés. Elles résultent souvent d'intimidations, de règlements de comptes personnels ou de décisions arbitraires des commandants, surnommés les « annulateurs ».
Ces pratiques vont au-delà des fusillades ou des tortures menant directement à la mort. Elles incluent également des condamnations à mort déguisées, où des soldats sont envoyés dans des missions suicides, qualifiées de « boucherie », sans aucune chance de survie. Les témoins décrivent des commandants sadiques, agissant en toute impunité.
La peur et le silence des combattants en première ligne
Les combattants encore déployés sur le front ont peur de parler, craignant des représailles. Cependant, l'organisation Viorstka a réussi à rassembler des témoignages accablants sur des centaines d'« annulateurs ». Ces récits détaillent comment ces commandants ont orchestré des attaques suicidaires, envoyant leurs hommes à une mort certaine.
Les preuves, incluant des vidéos et des messages sur Telegram, soulignent l'ampleur de ces exécutions. Cette enquête révèle un système où la vie des soldats est souvent sacrifiée pour des motifs personnels ou disciplinaires, érodant la morale et la cohésion au sein des unités russes.



