L'ancien président hondurien Juan Orlando Hernández est arrivé à Tegucigalpa ce dimanche 26 juillet 2026, après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle accordée par Donald Trump. Une foule de partisans l'attendait à l'aéroport international de la capitale.
Retour triomphal pour l'ex-dirigeant
Hernández, 57 ans, a été accueilli par des centaines de sympathisants agitant des drapeaux honduriens et scandant son nom. Il était accompagné de son épouse, Ana García, et de plusieurs proches. Son avion privé a atterri peu après 10 heures locales, sous haute sécurité.
"C'est un jour de joie et de justice. Je remercie le président Trump pour sa clémence et le peuple hondurien pour son soutien indéfectible", a déclaré Hernández depuis le tarmac, selon des propos rapportés par son équipe de communication.
Une grâce controversée
La décision de Donald Trump, annoncée le 24 juillet, a suscité une vive polémique. Hernández avait été condamné en mars 2024 à 45 ans de prison par un tribunal de New York pour avoir participé à un vaste trafic de cocaïne vers les États-Unis. Selon les procureurs, il avait utilisé le produit de ce trafic pour financer ses campagnes électorales. Au moins 50 tonnes de drogue auraient transité par le Honduras sous sa protection, selon les estimations de la DEA.
"C'est un affront à l'état de droit et aux victimes de la narcopolitique", a réagi l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch. Le gouvernement hondurien actuel, dirigé par Xiomara Castro, n'a pas officiellement commenté, mais des sources proches du pouvoir qualifient la décision américaine de "regrettable".
Conséquences politiques immédiates
Le retour de Hernández pourrait raviver les tensions politiques au Honduras, déjà marqué par une profonde polarisation. L'ancien président dispose encore d'un réseau important au sein du Parti national, qu'il a dirigé pendant plusieurs années. Certains analystes estiment qu'il pourrait chercher à influencer les prochaines élections législatives prévues pour novembre 2027.
"Sa présence va exacerber les divisions. Beaucoup de Honduriens voient en lui un criminel, mais d'autres le considèrent comme un leader providentiel", explique Maria Santos, politologue à l'Université nationale autonome du Honduras.
D'ores et déjà, plusieurs manifestations ont été annoncées dans les prochains jours, tant pour soutenir que pour contester son retour. La communauté internationale observe avec attention cette situation qui pourrait affecter les relations bilatérales entre les États-Unis et le Honduras sous la nouvelle administration Trump.



