Mélenchon promet un référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie
Mélenchon promet un référendum sur l'indépendance calédonienne

«Le peuple français n’est pas un décor […]. La République n’appartient pas à celui qui la préside». C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise pour l’élection présidentielle de 2027, a annoncé ce mercredi son intention de soumettre au vote des Français un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, en cas de victoire.

Un référendum rapide pour la Nouvelle-Calédonie

Début octobre, lors de son premier meeting de campagne, le leader insoumis avait déjà évoqué que la Nouvelle-Calédonie irait «vers l’indépendance» s’il était élu. Ce mercredi, dans une interview diffusée par Outre-mer La Première, il a précisé que ce référendum interviendrait «très vite» après une éventuelle victoire au printemps 2027. «C’est la France qui a envahi en tant que Nation et c’est elle qui doit décoloniser», a-t-il insisté.

Selon lui, une fois ce cap franchi, il serait «très facile d’ouvrir la discussion à propos des méthodes de l’association» pour aboutir à un scénario d’indépendance-association de l’archipel, régulièrement secoué par des crises sur son avenir institutionnel.

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Accompagner la Corse vers l’autonomie étendue

Le fondateur de LFI s’est également exprimé sur la Corse, promettant de l’«accompagner vers l’autonomie étendue». Une position qui marque un changement par rapport à son approche plus jacobine antérieure. «Au départ, j’étais d’avis exactement inverse […] j’ai changé d’avis, je ne suis pas borné», a-t-il expliqué, justifiant cette évolution par «le vote des Corses» qui ont «trois fois de suite […] voté massivement pour des autonomistes».

Cependant, le leader de la gauche radicale a fixé une «condition» à ce processus : «Pas de régression sociale ou écologique» dans l’île. «Si vous voulez faire mieux que la loi républicaine française, alors faites-le, comme on le fait par exemple dans les accords d’entreprise. Le principe de faveur, c’est la loi est la plus forte, la branche peut faire plus fort, mieux, et l’entreprise aussi», a-t-il développé.

Notons que les débats ont débuté mardi à l’Assemblée nationale sur l’instauration d’«un statut d’autonomie au sein de la République» pour la Corse, point de départ d’un chemin long et incertain qui nécessitera le vote des trois cinquièmes des parlementaires.

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