Luis Manuel Otero Alcantara, artiste dissident cubain emprisonné depuis 2022, a été libéré et s'est exilé aux États-Unis, a annoncé sa famille le 19 juillet 2025. Il était détenu à la prison de Villa Marista à La Havane après avoir été condamné à cinq ans de prison pour « délit d'opinion » et « association illicite ». Sa libération est intervenue après une campagne internationale de soutien.
Un artiste emprisonné pour son œuvre
Otero Alcantara, connu pour ses performances et installations critiques du régime cubain, avait été arrêté en mars 2022. Il avait entamé une grève de la faim en 2023 pour protester contre ses conditions de détention et le manque de soins médicaux. Selon Amnesty International, il pesait moins de 40 kilogrammes à son arrivée à l'hôpital en 2024.
Sa libération a été obtenue grâce à la médiation des États-Unis et de l'Union européenne, qui avaient fait de son cas une priorité diplomatique. « C'est une victoire pour la liberté d'expression », a déclaré sa sœur, Maria Otero, dans un communiqué.
Exil aux États-Unis
Otero Alcantara a quitté Cuba le 18 juillet 2025 à destination de Miami, où il réside désormais. Il a été accueilli par des membres de la communauté cubaine en exil. Dans une déclaration à l'aéroport, il a remercié les défenseurs des droits humains pour leur soutien et a exprimé son espoir de continuer son travail artistique en exil.
Son départ marque la fin d'une longue bataille judiciaire et diplomatique. Le gouvernement cubain n'a pas commenté officiellement sa libération, mais des sources proches du régime indiquent qu'il s'agit d'un geste en vue d'un possible apaisement des tensions avec Washington.
Réactions internationales
La Maison Blanche a salué la libération, la qualifiant de « pas important pour les droits humains à Cuba ». Le département d'État américain a réitéré son appel à la libération de tous les prisonniers politiques dans l'île. L'Union européenne a également exprimé sa satisfaction, tandis que des organisations comme Human Rights Watch ont appelé à ne pas oublier les autres détenus.
L'affaire Otero Alcantara a mis en lumière la répression des voix dissidentes à Cuba. Selon l'Observatoire cubain des droits humains, plus de 800 prisonniers politiques seraient encore détenus dans le pays.



