Le Parlement japonais a adopté le 16 juillet 2026 une révision législative qui confirme le modèle patriarcal de la famille impériale, excluant les femmes de la succession au trône. Cette décision, prise après des mois de débats, maintient la tradition séculaire qui réserve la succession aux hommes de la lignée impériale.
Une révision attendue mais controversée
La révision, soutenue par le Parti libéral-démocrate au pouvoir, a été approuvée par une majorité de 234 voix contre 112. Elle stipule que seuls les hommes ayant un lien de sang direct avec l'empereur peuvent accéder au trône. Selon le gouvernement, cette mesure vise à préserver la stabilité de la famille impériale, mais elle a suscité de vives critiques de la part des opposants et de la société civile.
« C'est un retour en arrière pour l'égalité des genres au Japon », a déclaré Yuriko Koike, gouverneure de Tokyo, citée par l'agence Kyodo. « La famille impériale doit refléter la diversité de la société moderne. »
Les implications pour la succession
Actuellement, la famille impériale compte seulement trois héritiers masculins : le prince héritier Fumihito, 60 ans, son fils le prince Hisahito, 19 ans, et le prince Hitachi, 88 ans, oncle de l'empereur Naruhito. La princesse Aiko, fille unique de l'empereur, est exclue de la succession en raison de son genre.
Selon un sondage de l'agence de presse Jiji Press publié en juin 2026, 68 % des Japonais estiment que la loi devrait être modifiée pour permettre aux femmes de régner. Malgré cette opinion publique, le gouvernement a choisi de maintenir le statu quo.
Un contexte de pression démographique
La révision intervient dans un contexte de déclin démographique de la famille impériale. Le nombre de membres de la famille impériale a diminué de 30 % au cours des deux dernières décennies, passant de 23 à 16 membres. Les experts craignent que cette situation ne mette en péril la pérennité de la lignée.
« La solution la plus simple serait d'autoriser les femmes à succéder au trône et de permettre aux princesses de fonder des familles sans perdre leur statut impérial », a expliqué Hidehiko Kasahara, professeur de droit constitutionnel à l'université de Tokyo. « Mais le gouvernement a choisi une voie plus conservatrice. »



