Étudiants marocains frappés par la hausse des frais en France
Hausse des frais d'inscription : les Marocains touchés

Les étudiants marocains sont parmi les premières victimes de la hausse des frais d'inscription dans les universités françaises. Selon une enquête du journal Le Monde, les frais pour les étudiants extra-européens passent de 170 euros à 2 770 euros en licence, et de 243 euros à 3 770 euros en master. Cette augmentation, décidée par le gouvernement français, vise à mieux financer l'accueil des étudiants internationaux, mais elle suscite une vive inquiétude chez les candidats marocains, qui constituent la première communauté étudiante étrangère en France.

Une hausse qui pourrait dissuader les candidats

Selon les chiffres de Campus France, les Marocains représentent environ 12 % des étudiants étrangers en France, soit près de 40 000 personnes. Avec cette hausse, beaucoup pourraient renoncer à venir étudier dans l'Hexagone. Les associations d'étudiants marocains dénoncent une mesure discriminatoire qui pénalise les pays du Sud. "Cette augmentation va exclure de nombreux étudiants talentueux qui n'ont pas les moyens de payer ces sommes", déclare Yasmine, présidente de l'Association des étudiants marocains en France (AEMF).

Des conséquences pour les universités françaises

Cette hausse pourrait également avoir des conséquences pour les universités françaises, qui bénéficient de la diversité des étudiants marocains. Certaines filières, comme les sciences et la technologie, pourraient voir leurs effectifs baisser. Les universités françaises perdraient ainsi un atout précieux en termes de rayonnement international. Le gouvernement français justifie cette mesure par la nécessité de revaloriser l'accueil des étudiants étrangers et de mieux les accompagner. Mais les critiques estiment que cela va à l'encontre de la politique de coopération avec l'Afrique.

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Des alternatives pour les étudiants marocains

Face à cette hausse, les étudiants marocains explorent d'autres destinations, comme le Canada, l'Allemagne ou la Belgique. Certains se tournent vers des universités privées au Maroc, qui proposent des formations en partenariat avec des établissements étrangers. Cependant, ces alternatives ne sont pas toujours accessibles financièrement. Les bourses du gouvernement marocain restent insuffisantes pour couvrir les nouveaux frais. Une situation qui pourrait accentuer la fuite des cerveaux et affaiblir le développement du Maroc.

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