Au cœur de l'été, voir le Gardon perdre une partie de ses eaux n'a rien d'inhabituel. Mais cette année, l'absence prolongée de précipitations, la baisse du débit d'étiage et les interventions sur les barrages des Camboux et de Sainte-Cécile-d'Andorge accentuent la situation. Plusieurs portions de la rivière se retrouvent désormais assec, obligeant les bénévoles de l'AAPPMA des Pêcheurs du Haut-Gard à une vigilance quotidienne.
Une vigilance accrue sur l'Impostaire
L'attention se porte notamment du côté de l'Impostaire, où une partie de la vie piscicole se concentre lorsque le niveau baisse. Les pêcheurs surveillent l'évolution des poches d'eau et l'état des poissons qui y trouvent refuge. Cette veille pourrait conduire, si la situation se dégradait, à organiser une pêche de sauvegarde pour préserver ce qui peut encore l'être.
Des actions de préservation envisagées
Pierre Aubert, président de l'AAPPMA, souligne l'importance de cette surveillance : « Nous devons agir rapidement pour éviter une mortalité massive. » La pêche de sauvegarde consiste à capturer les poissons dans les zones menacées pour les déplacer vers des secteurs plus profonds.
Un contexte de sécheresse préoccupant
Cette année, la sécheresse est particulièrement marquée. Les précipitations ont été insuffisantes durant le printemps, et les températures élevées de l'été aggravent l'évaporation. Les barrages des Camboux et de Sainte-Cécile-d'Andorge, qui régulent le débit, ont également subi des interventions techniques, réduisant encore l'apport en eau.
Un appel à la responsabilité de tous
Les pêcheurs appellent les usagers de la rivière à la prudence et au respect des restrictions en vigueur. La préservation de la ressource en eau est l'affaire de tous, et chaque geste compte pour éviter une crise écologique.



