La sénatrice LR du Var, Françoise Dumont, a appelé ce jeudi 23 juillet 2026 à légiférer pour renforcer la prévention des incendies, au lendemain du départ du feu de Pontevès, qui n'était toujours pas fixé. En déplacement auprès des sinistrés et des acteurs de terrain, elle a plaidé pour une remise à plat des obligations de débroussaillement et une refonte de la gestion des espaces naturels.
Une solidarité exemplaire sur le terrain
Françoise Dumont s'est rendue la veille au poste de commandement pour suivre l'évolution du sinistre. Elle a ensuite rencontré le maire de Cotignac, Jean-Pierre Véran, avant de rejoindre le centre d'hébergement de Carcès. « J'y ai vu une solidarité magnifique », a-t-elle souligné, en campagne pour sa réélection. Elle a également échangé avec le maire des Arcs-sur-Argens, Marcel Florent, confronté à un autre feu ce dimanche : « Des personnes comme cet ancien pompier nourriront forcément ma réflexion ».
Des règles de débroussaillement insuffisantes
Ancienne présidente du conseil d'administration du Sdis 83 (de 2015 à 2020), Françoise Dumont a pointé le manque d'efficacité des obligations de débroussaillement (OLD), qui ne sont « pas toujours respectées » malgré les amendes. « En plus de couper l'herbe autour de sa maison, on pourrait également élaguer un peu plus les arbres, ajoute-t-elle. Et que dire du tas de bois collé à sa maison ? » Elle a insisté sur la violence du feu : « ici, le feu était tellement violent que même l'effet blast des Canadair ne suffisait pas. Le feu leur tirait la langue après leur passage... »
Pastoralisme et coupures agricoles comme solutions
Parmi ses pistes, Françoise Dumont a mis en avant le soutien au pastoralisme, confronté à l'expansion des loups. Elle a déploré « les règles imposées par l'ONF et la DTTM qui empêchent le pastoralisme », évoquant un récent rapport sénatorial sur l'avenir du pastoralisme. « L'écologie autoritaire et sans concession qui refuse de gêner le milieu vivant, il faut qu'on revienne dessus », a-t-elle ajouté. Elle a également plaidé pour davantage de coupures agricoles, comme des parcelles de vigne, et des pistes de défense des forêts contre les incendies (DFCI) « plus propres et plus larges ».
Une nécessaire adaptation au changement climatique
« Il faut remettre à plat les obligations de débroussaillement et légiférer pour aller plus loin dans la préparation de nos espaces naturels, insiste Françoise Dumont. On peut envoyer deux cents Canadair, ça ne suffira pas. Tenons vraiment compte des changements climatiques pour mieux faire face à des catastrophes comme celle-ci. »



