Nice : Éric Ciotti interdit les lâchers de colombes
Nice : Ciotti interdit les lâchers de colombes

Le maire (UDR) de Nice, Éric Ciotti, a signé mardi 8 septembre 2026 un arrêté interdisant les lâchers de colombes sur l'ensemble du territoire de sa commune. Cette décision intervient quatre jours après une demande écrite de Juliette Chesnel-Le Roux, cheffe de file de l'opposition de gauche. L'arrêté précise que « est interdit sur l'ensemble du territoire de la commune de Nice […] tout lâcher de colombidés », une mesure qui s'applique également aux événements privés tels que les mariages et les opérations commerciales.

Une décision motivée par la protection des animaux et des populations

Le texte de l'arrêté souligne que les lâchers « exposent ces animaux à des risques graves pour leur intégrité comme la désorientation, la prédation par d'autres espèces notamment les goélands nombreux à Nice ou l'incapacité à regagner leur gîte ». Il rappelle également que ces oiseaux, « élevés pour la plupart en captivité […] n'ont pas les capacités nécessaires pour trouver de la nourriture et un abri ».

La mairie avance aussi des arguments de salubrité et de sécurité publique, redoutant « l'accumulation de déjections et les risques de chute induits » ainsi que le stress pouvant conduire les animaux « à adopter involontairement des comportements agressifs ». L'arrêté prévoit qu'un bilan sera réalisé « dans un délai de deux ans […] afin d'apprécier l'évolution des nuisances et des risques pour l'ordre public ».

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L'opposition de gauche salue une avancée mais reste vigilante

Juliette Chesnel-Le Roux a réagi en déclarant : « Nous prenons acte », et a promis que l'opposition de gauche « restera vigilante pour que cet arrêté soit effectivement appliqué et que le bien-être animal soit réellement pris en compte à Nice ». Dans sa missive adressée à Éric Ciotti, l'élue écologiste dénonçait des « animaux domestiques utilisés comme accessoires de divertissement, puis relâchés dans un environnement auquel ils ne sont pas adaptés ».

Elle détaillait les risques encourus par les oiseaux : « désorientation, prédation, collisions, épuisement, disparition ou incapacité à retrouver leur lieu de détention ». Selon elle, « une fois relâchées, certaines colombes peuvent se retrouver seules et vulnérables dans un environnement urbain qui ne leur offre pas les conditions nécessaires à leur sécurité et à leur bien-être ». Elle concluait en évoquant « une réalité bien moins poétique » que les « mises en scène [d'un] symbole de paix, de liberté ».

Un adjoint au maire affirme avoir déjà demandé cette interdiction

Interpellé sur le réseau social X par l'opposante écologiste (« quand allez-vous mettre fin à cette pratique indigne ? ! »), l'adjoint au maire délégué au Bien-être animal, Henry-Jean Servat, a répliqué lundi. Il a affirmé que, en tant que conseiller municipal de l'équipe Estrosi, il avait formulé la même requête « dans l'indifférence générale y compris la vôtre ». Il a également regretté que « l'arrêt immédiat des lâchers de colombes », qu'il pensait avoir obtenu, n'avait, selon lui, « jamais été mis en pratique ».

Cet arrêté marque une évolution dans la politique municipale niçoise en matière de protection animale. La mairie s'est engagée à évaluer son application dans un délai de deux ans, afin de mesurer l'évolution des nuisances et des risques pour l'ordre public.

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