Dans le Lodévois, la sécheresse atteint des niveaux records. Il n'est tombé que 4 mm en juin et 1,80 mm en juillet, soit un total de 5,8 mm, alors que la normale est de 72,50 mm sur cette période. C'est du jamais-vu depuis 1959, à l'exception de 1979 où 15 mm avaient été relevés. La dernière pluie significative remonte au 10 mai, avec 13,40 mm, ce qui signifie bientôt trois mois sans précipitations notables.
Des températures qui explosent les records
Les températures maximales ont dépassé de 4,32°C les normales en juin et de 4,16°C en juillet, pulvérisant la canicule de juillet 2022 qui avait été de +1,36°C. Les pics ont atteint 39°C les 23 et 24 juin, puis 40-41°C les 8 et 9 juillet. Les nuits ont été un peu plus fraîches, avec 20,87°C en juillet, soit +1,77°C au-dessus des moyennes.
Ce jardinier retraité lodévois témoigne : "La météo annonce des orages mais il tombe trois gouttes et au contraire la tramontane qui souffle derrière accentue la sécheresse". Ses plantations souffrent malgré des arrosages quotidiens.
Conséquences dramatiques pour la nature et les habitants
Cette situation est catastrophique pour les personnes fragiles, les animaux d'élevage et les cultures. Les incendies font des ravages, comme à Carlencas où 400 hectares sont partis en fumée à la mi-juillet. Les sols sont extrêmement secs, accentués par un vent omniprésent.
Bien que les nappes phréatiques se soient maintenues grâce aux pluies hivernales (1003 mm tombés entre décembre et février), le débit de la Lergue est passé de 3,8 m³/seconde le 11 mai à 1,1 m³/seconde le 1er août.
Vigilance sécheresse déclenchée
Face à cette situation inquiétante, la préfecture a placé le Lodévois et le Larzac en vigilance sécheresse depuis le 28 juillet, avec des mesures incitatives d'économie de la ressource. Pour l'instant, il n'y a pas d'alerte ni de restrictions, mais jusqu'à quand ?
Les données proviennent des archives de l'association climatologique de l'Hérault, station de Poujols, de 1959 à 2010, ainsi que de relevés de particuliers.



