Sous les feux mal éteints, Noël Mamère appelle à raviver l'écologie
Mamère appelle à raviver la conscience écologique

Noël Mamère publie, ce lundi 3 août 2026, une tribune dans Libération, intitulée « Sous les feux mal éteints, une conscience écologique à raviver ». L’ancien député écologiste de Gironde y mêle l’actualité des incendies de forêt à un appel plus large à la prise de conscience écologique. Un texte de circonstance, mais qui entend inscrire la durée dans un débat souvent happé par l’urgence.

Le titre de la tribune joue sur une double lecture : celle des brasiers qui consument les forêts chaque été, et celle des engagements écologistes qui, comme des braises, continuent de couver sous les cendres de l’action publique. Noël Mamère ne se contente pas de dresser un constat. Il suggère que la conscience écologique, malgré les revers, reste suffisamment vive pour être réanimée.

Un homme des premières heures de l’écologie politique

Noël Mamère a été l’une des figures des Verts dans les années 1990 et 2000. Maire de Bègles de 1989 à 2001, il a ensuite siégé à l’Assemblée nationale de 1997 à 2017. En 2002, il se présente à l’élection présidentielle sous l’étiquette des Verts et réunit 5,25 % des suffrages, l’un des meilleurs scores de l’écologie politique à ce niveau. Il s’est également distingué en célébrant, le 5 juin 2004, le premier mariage homosexuel français, un acte courageux qui lui a valu une sanction de l’état civil, mais qui a marqué les esprits.

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Ce parcours lui confère une légitimité particulière pour évoquer la « conscience écologique ». Ce n’est pas un novice qui parle, mais un acteur de première ligne, qui a vu les espoirs et les déceptions du mouvement écologiste.

Des feux de forêt révélateurs du dérèglement climatique

La tribune paraît dans un été marqué par des épisodes de sécheresse et des départs de feu dans plusieurs régions. En 2022, plus de 60 000 hectares ont brûlé en France, selon le système européen d’information sur les incendies de forêt (EFFIS), un record qui a poussé le gouvernement à renforcer ses moyens aériens et terrestres. En 2026, les températures élevées et les sols secs entretiennent un risque toujours présent, notamment dans le Sud-Est.

Pour Noël Mamère, ces incendies ne sont pas simplement des catastrophes naturelles : ils illustrent une crise plus vaste, celle d’une société qui n’a pas suffisamment intégré les limites planétaires. Le titre de sa tribune pointe ces « feux mal éteints », comme pour rappeler que le danger n’est jamais vraiment derrière nous.

Un appel à dépasser l’éco-anxiété

L’ancien député ne se contente pas d’alerter. Il veut aussi contrer une tentation contemporaine : l’éco-anxiété, ce sentiment d’impuissance qui saisit une partie de la population face à l’accélération du dérèglement. En parlant de « conscience à raviver », il insiste sur la capacité d’agir plutôt que sur la fatalité.

C’est une position qui va à contre-courant du discours dominant, souvent suspensif entre effondrement et adaptation technique. Mamère rappelle que la transformation écologique se construit aussi dans la subjectivité, dans les valeurs et dans les choix collectifs.

La portée politique d’une tribune

Choisir Libération n’est pas neutre. Le journal a toujours été un espace privilégié pour les débats d’idées à gauche. En publiant cette tribune, Noël Mamère s’adresse à un lectorat critique, mais aussi aux responsables politiques qui peuvent encore infléchir les politiques publiques.

À quelques années de l’élection présidentielle de 2027, ce texte pourrait être lu comme une préfiguration d’un retour des figures historiques de l’écologie dans le débat public. Mamère n’appelle pas directement à une candidature, mais il rappelle que l’écologie politique a une histoire et des références.

Une mémoire écologique à entretenir

Le titre de la tribune sous-entend également que les feux de la conscience ne s’éteignent jamais vraiment. Mais pour qu’ils continuent de brûler, il faut les alimenter. Noël Mamère joue ici le rôle de celui qui ravive la flamme, en rappelant que l’écologie n’est pas une mode, mais un socle de valeurs.

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La tribune se termine sur une note d’espoir contrôlé, sans triomphalisme. Il ne s’agit pas de promettre un avenir radieux, mais de maintenir une vigilance active. Une posture qui, depuis des décennies, caractérise l’engagement de Noël Mamère.