Le Gardon, à Saint-Chaptes, est complètement asséché. Malgré des pluies abondantes cet hiver, le cours d'eau est à nouveau très réduit, et il pourrait battre un record d'étiage. Le département a réduit le débit du barrage des Camboux à 150 litres par seconde depuis le 30 juillet.
Un été caniculaire qui assèche la rivière
Chaque été, le Gardon revient à un niveau très bas après la retenue d'eau du pont de Saint-Chaptes. Mais cette année, après les pluies hivernales, on espérait une meilleure tenue. La sécheresse et les canicules qui se succèdent depuis fin mai ont eu raison de ces espoirs. Le cours d'eau est à nouveau très réduit, sans toutefois atteindre les niveaux records de 2005 ou 2022. Il en prend le chemin.
La situation est critique. Le département a décidé, depuis le 30 juillet, de réduire le débit du barrage cévenol des Camboux, en amont du Gardon, de 250 à 150 litres par seconde. Le débit de Sainte-Cécile-d'Andorge est maintenu. L'objectif est d'anticiper les effets d'une cinquième canicule en août afin de préserver l'approvisionnement en eau jusqu'aux pluies de septembre.
Des records de chaleur et des étiages historiquement bas
Ce mois de juillet est le plus chaud jamais enregistré selon Météo France. Les petits cours d'eau atteignent un niveau historiquement bas, d'après le bilan mensuel de l'Observatoire national des étiages. Cette situation est un crève-cœur pour les poissons piégés dans des flaques qui se réduisent chaque jour. Les pêcheurs se mobilisent pour en sauver une partie.
Le petit barrage près du pont, érodé depuis sa construction il y a un demi-siècle, présente des creux en plusieurs endroits qui complètent le déversoir central. Cela entretient un filet d'eau à peine perceptible. Un effet paradoxal de l'érosion qui permet un léger écoulement.
Des solutions pour l'avenir
Une seconde retenue, plus en aval, entre Saint-Chaptes et Dions, pourrait permettre de conserver à l'année une rivière digne de ce nom sur tout le territoire communal. Cette solution est évoquée pour faire face à la répétition des sécheresses.
La situation du Gardon illustre l'impact du changement climatique sur les ressources en eau. Les autorités locales doivent anticiper pour préserver l'écosystème et les usages.



