Le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a annoncé ce mercredi 30 juin des premières restrictions sur l'usage de l'eau dans le département, en raison de la dégradation de la situation hydrologique. Une consultation dématérialisée réalisée du 22 au 24 juin a mis en évidence une baisse générale des débits des cours d'eau, particulièrement sur l'amont des bassins versants de la Cèze et des Gardons.
Un constat sans appel
« L'effet des nombreux épisodes pluvieux de l'hiver et du printemps s'estompe progressivement. Il a été ainsi constaté, dès le mois de juin, une baisse générale des débits des cours d'eau », indique la préfecture du Gard dans un communiqué. Les affluents de l'amont des bassins versants de la Cèze et des Gardons sont les plus touchés. Par ailleurs, les préfets de l'Ardèche, de la Lozère et de l'Aveyron ont déjà imposé des mesures de restrictions sur les bassins versants de l'Arre, de la Cèze, de l'Ardèche ainsi que sur l'ensemble de la Lozère.
Des mesures pour six sous-bassins
La dégradation se poursuit sur l'amont des bassins versants et la partie cévenole du département, où les débits baissent rapidement. « Les analyses météorologiques prévoient des températures encore très élevées et peu de précipitations pour les 10 prochains jours », ajoute la préfecture. En conséquence, le préfet a placé les sous-bassins Amont de la Cèze et des Gardons en alerte, et les sous-bassins de l'Arre, de l'Ardèche et de la Cèze Aval en vigilance. La situation sera réévaluée la semaine prochaine, avec un risque de restrictions plus sévères.
Conséquences des mesures
En vigilance, il est demandé à chacun d'adopter un comportement responsable et d'utiliser l'eau de manière raisonnée. En alerte, le remplissage des piscines privées, le lavage des voitures à domicile et le fonctionnement des fontaines sont interdits. L'irrigation agricole, l'arrosage des terrains de sports, l'arrosage domestique (pelouses, jardins d'agrément) et des jardins potagers sont interdits entre 10 h et 18 h, sauf pour l'agriculture utilisant des modes d'irrigation économes en eau comme le goutte-à-goutte. L'objectif est de réduire d'un tiers les volumes prélevés pour les usages non prioritaires.



