Saint-Maximin : la maire Garello épingle la gestion de son prédécesseur Decanis
Saint-Maximin : Garello épingle la gestion de Decanis

La guerre entre Vesselina Garello, maire nouvellement élue de Saint-Maximin, et Alain Decanis, maire déchu, se poursuit. Lors du dernier conseil municipal, la présentation du compte financier unique a été l'occasion pour Garello de dénoncer la gestion budgétaire de son prédécesseur, qu'elle qualifie de « contraire aux règles comptables ».

Des factures 2025 arrivées en 2026

« Nous avons constaté l'arrivée de factures en 2026, liées à des dépenses de 2025, sans que cela soit engagé comptablement. C'est contraire aux règles de bonne gestion », a déclaré Vesselina Garello. Face à cette situation, la majorité a engagé des corrections, mais la maire craint que « les factures continuent à arriver », ajoutant : « On verra bien ce qu'on en fait… Est-ce qu'on doit les envoyer à Monsieur Decanis ? »

Malgré ces réserves, la majorité a proposé de valider le compte financier unique, en « émettant beaucoup de réserves par rapport à une non-sincérité constatée des chiffres inscrits dans la comptabilité 2025 ». Garello a justifié ce choix : « Rejeter le compte administratif aurait été contraire à l'intérêt des Saint-Maximinois. »

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Réponse aux préconisations de la Cour régionale des comptes

Les délibérations suivantes ont de nouveau ramené le nom d'Alain Decanis, notamment sur les huit délibérations relatives aux ressources humaines. Plusieurs propositions visaient à répondre aux remarques de la Cour régionale des comptes sur la gestion des années précédentes. « Il y avait des fonctionnements illégaux, il fallait remettre en règle certaines pratiques », a détaillé Garello, précisant que « chacune des délibérations a fait l'objet d'une validation unanime du comité social et technique ».

La polémique des frais de déplacement

Une dernière délibération a permis à Garello de tancer Decanis sur les frais de déplacement. La maire a demandé l'autorisation d'être remboursée pour un déplacement au festival d'Avignon avec son adjointe à la culture, Françoise Sur, afin de « rebooster la programmation culturelle ». Elle a répondu aux critiques de l'ancien maire sur les réseaux sociaux : « J'ai lu sur les réseaux sociaux des critiques émises par l'ancien maire, sur le fait qu'il ne se serait jamais fait rembourser pour les déplacements. Et c'est vrai, il n'a jamais sollicité de mandat spécial. En revanche, de nombreux remboursements ont été effectués pour des déplacements non validés en conseil municipal. »

Garello a cité des exemples : un déplacement au Vatican pour visiter le Pape, à Ajaccio « on ne sait pas pourquoi », ou au salon des maires, auxquels s'ajoutent « un bon nombre de frais de bouche ». Elle a conclu : « Je n'ai pas de leçon à recevoir d'une majorité qui a effectué des remboursements en toute illégalité. »

Dans l'opposition, deux élus étaient absents, dont le leader Thomas Molina, qui n'a pas donné son pouvoir de vote. La guerre entre la maire et l'opposant fantôme semble loin de s'achever.

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