La période estivale a-t-elle perdu de son insouciance ? De cette légèreté chantée par Élégance dans les années 80 ? La réponse semble, à fort regret, inéluctablement affirmative au regard des phénomènes actuels peu réjouissants. Feux à répétition avec leurs lots d'évacuations, canicules telles qu'il devient difficile de quitter un espace climatisé, restrictions... Et ne parlons pas de la surfréquentation des sites d'exception, même si le principe des quotas y est désormais sporadiquement appliqué.
Une mutation inévitable du tourisme
Le tourisme pourrait ainsi subir, lui aussi, une mutation importante face à ces multiples aléas, sans compter l'aspect financier, entre tarifs parfois prohibitifs, inflation, prix de l'essence. Les Alpes-Maritimes et le Var, stars des destinations, pourraient-ils être boudés ces prochaines années au profit de séjours plus sécurisants ? Et plus « frais », dans les deux sens du terme : nouveaux, voire hype, et largement moins caliente côté thermomètre.
Alors que la pandémie de Covid avait ramené la coupe à la maison avec des records en France, les « conso-vacanciers » pourraient légitimement aller voir ailleurs si l'herbe, cramée ici par la chaleur ou les incendies, y est plus verte. On pense notamment aux pays d'Europe du Nord (très chers il faut l'avouer) et de l'Ouest (bien plus abordables), à la nature luxuriante, aux pittoresques villes et villages où l'on ne se marche pas sur les pieds et où un gilet 100 % laine plus un plaid en terrasse en plein mois d'août ne suffisent presque pas à vous réchauffer, sauf le cœur.
Un défi pour les acteurs du secteur
C'est le défi qui attend les acteurs de ce secteur clé, dans le Sud-Est plus particulièrement, confrontés à ce foutu climat qui nous fait suer... Sang et eau. La volonté est là, indéniablement. La diversification des offres également. Tout comme une conscience environnementale qui a évolué au fil du temps (météorologique). Mais la question se pose – à moyen ou long terme – dans un territoire où cette économie pèse 20 milliards d'euros par an, selon la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Vacances, on n'oublie, malheureusement, pas tout...



