Le mercure a grimpé jusqu'à 42,5 °C dimanche 2 août 2026 en Corée du Sud, pulvérisant le précédent record national de température, qui était de 41 °C depuis 2018. L’agence météorologique du pays a confirmé cette mesure, la plus élevée jamais enregistrée sur le territoire sud-coréen.
Cet écart de 1,5 °C en huit ans témoigne de l’amplification des phénomènes de chaleur extrême. La Corée du Sud traverse un véritable épisode de canicule, avec des températures qui restent élevées, y compris la nuit. Selon les prévisions, la situation devrait persister pendant au moins une partie du mois d’août.
Un record qui s’inscrit dans une vague de chaleur régionale
Le précédent record de 41 °C avait été établi à l’été 2018, une année déjà exceptionnellement chaude. Depuis, les autorités sud-coréennes ont renforcé leurs dispositifs de vigilance et d’adaptation aux fortes chaleurs. Pourtant, l’été 2026 dépasse largement les attentes, avec des températures maximales qui dépassent régulièrement les normales saisonnières.
Cette situation n’est pas isolée. Dans toute l’Asie du Nord-Est, les conditions météorologiques sont anormalement chaudes et sèches. Des systèmes de hautes pressions bloquent l’arrivée d’air froid, créant des “coupoles de chaleur” qui amplifient les températures. La Corée du Sud, bordée par la mer à l’ouest et au sud, subit de plus une humidité élevée, rendant la chaleur particulièrement difficile à supporter.
Des effets concrets sur la santé et la vie quotidienne
Face à cette chaleur extrême, les autorités sanitaires recommandent d’éviter toute activité physique en plein air aux heures les plus chaudes. Les écoles ont reçu pour consigne d’adapter leurs horaires et d’annuler certaines sorties en journée. Plusieurs entreprises ont instauré des pauses régulières pour leurs employés travaillant dehors.
Les hôpitaux signalent une hausse des admissions pour hyperthermie, notamment parmi les personnes âgées. Des centres d’accueil climatisés ont été ouverts dans les zones les plus touchées, afin de protéger les personnes vulnérables et les habitants de logements mal isolés.
Un coût économique et agricole élevé
L’agriculture sud-coréenne est particulièrement vulnérable. Les rizières manquent d’eau dans certaines régions, et les maraîchers doivent augmenter leur irrigation, ce qui pèse sur les coûts. Les éleveurs, eux, redoutent une baisse de productivité de leur bétail. Les associations agricoles demandent des aides d’urgence au gouvernement.
La consommation électrique a explosé sous l’effet de la climatisation. Le réseau a tenu, mais les gestionnaires appellent à la prudence en cas de nouveau pic. Le gouvernement a ainsi lancé une campagne de sensibilisation aux économies d’énergie, alors que la demande atteint des niveaux rarement observés.
Une illustration du réchauffement climatique
Selon les climatologues, ce type d’événement devient plus fréquent et plus intense à l’échelle mondiale. La Corée du Sud, qui s’est engagée à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, est confrontée à la réalité des effets du changement climatique sur son territoire.
Le record de 42,5 °C de 2026 pourrait encore être dépassé dans les prochaines années. Les scientifiques appellent à une accélération des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de limiter l’ampleur du phénomène. En attendant, les Sud-Coréens apprennent à composer avec des étés de plus en plus brûlants.



