Rémi Desbonnet : 400e match de Starligue avec Montpellier contre Nantes
Desbonnet : 400e match de Starligue contre Nantes

Ce dimanche, Rémi Desbonnet, gardien de but du Montpellier Handball, disputera son 400e match de Starligue face à Nantes. À 34 ans, le natif de Montpellier, qui a prolongé son contrat de cinq ans avec le MHB, aborde cette rencontre avec ambition et confiance, fort d'un début de saison réussi.

Des débuts marqués par la fierté et l'insouciance

Interrogé sur son premier match en Starligue, Rémi Desbonnet se souvient surtout de l'équipe de Montpellier de l'époque, considérée comme l'une des plus fortes sur le papier avec Niko Karabatic, Luka Karabatic, Vid Kavticnik, Mika Guigou, Issam Tej ou encore David Juricek. « C'était des gens qui m'ont fait rêver quand j'étais jeune. Donc je me souviens surtout de la fierté d'avoir joué avec cette équipe-là et de me dire que je faisais partie de cette équipe-là plutôt que du match en lui-même », confie-t-il.

Le gardien évoque également le match qui a marqué le début de sa carrière professionnelle : son premier match avec du temps de jeu à Toulouse, au moment de l'affaire des paris. « Ce n'était pas réellement mon premier parce que j'avais déjà fait des matchs les années précédentes, mais c'est celui qui a marqué le début de ma carrière pro puisqu'après celui-là je ne suis plus jamais sorti du groupe pro », explique-t-il.

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Des arrêts décisifs et des modèles inspirants

Parmi ses souvenirs les plus marquants, Rémi Desbonnet cite une victoire avec Nîmes contre le PSG de Hansen, Karabatic et Omeyer au Parnasse, ainsi que son arrêt décisif sur Kristopans à la dernière seconde lors de la victoire de Montpellier contre Paris à l'Arena, après plusieurs années sans battre le club de la capitale. « Dans une Arena pleine. C'est fabuleux pour moi parce que c'était mieux que ce pour quoi j'avais resigné », se remémore-t-il.

Interrogé sur les gardiens qui l'ont inspiré, il cite Yann Genty, « très atypique et très différent », et Vincent Gérard, dont il a observé la méthode de travail en équipe de France. « Cette collaboration m'a permis de passer encore un cap dans l'exigence que je me mettais », souligne-t-il.

Une longévité fondée sur le travail et la fierté régionale

Rémi Desbonnet attribue sa longévité à sa « valeur travail » et à son exigence quotidienne, que ce soit sur le terrain, en salle de musculation ou à la vidéo. Il exprime une « immense fierté » d'avoir joué dans les deux grands clubs de sa région, Nîmes et Montpellier, et d'être revenu « par la grande porte » dans son club formateur.

À l'approche de ce 400e match contre Nantes, il rappelle que Montpellier n'a pas battu Nantes en Starligue depuis son retour, mais a fait match nul l'année dernière. Il aborde la rencontre « de façon très ambitieuse » et espère que la nouvelle formule de championnat enlèvera une forme de pression. « On n'est pas passé loin contre Barcelone, ce serait dommage de finir la semaine sans victoire », ajoute-t-il.

Un début de saison réussi et une prolongation bénéfique

Le gardien explique son bon début de saison par la continuité avec sa fin de saison dernière, depuis avril. « Je me sens vraiment à ma place, bien dans le collectif, reconnu par mes coéquipiers aussi », dit-il. Il évoque également sa prolongation de cinq ans avec le MHB comme un « vrai luxe » qui lui a redonné un élan et un « supplément d'âme ».

Enfin, à l'intention du jeune Rémi qui débutait sa carrière, il conseille de « croire dans sa vision » et de « ne pas lâcher ». Avec 399 matches de Starligue, 2 782 arrêts (6,97 par match) et 80 buts marqués, il aborde ce cap avec sérénité et ambition.

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