Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a officiellement remis sa démission ce jeudi 22 juillet. L'exécutif a rapidement accepté cette décision, invoquant des divergences profondes sur la stratégie climatique du gouvernement. Selon un communiqué de Matignon, la ministre a estimé ne plus pouvoir soutenir la politique menée, jugée insuffisante face à l'urgence écologique.
Une démission motivée par des désaccords politiques
Dans sa lettre de démission adressée au Premier ministre, Monique Barbut a exprimé son désaccord avec les orientations récentes, notamment sur le projet de loi climat et résilience. Elle dénonce un manque d'ambition et des compromis trop importants avec les intérêts économiques. Selon une source proche du dossier, la ministre aurait tenté de défendre des mesures plus contraignantes, mais s'est heurtée à l'opposition de plusieurs ministères.
Le gouvernement, par la voix du porte-parole, a remercié la ministre pour son engagement tout en précisant que la politique climatique reste une priorité. Un remplacement devrait être annoncé dans les prochains jours, avec la nomination d'un nouveau ministre chargé de poursuivre les réformes.
Des réactions contrastées dans la classe politique
Cette démission a suscité des réactions immédiates. Les associations environnementales ont salué le geste de Monique Barbut, y voyant un signal d'alarme sur l'inaction climatique. À l'inverse, certains députés de la majorité ont critiqué cette décision, la qualifiant de « coup politique » en pleine crise sanitaire. L'opposition, quant à elle, réclame un débat parlementaire sur la politique écologique du gouvernement.
Monique Barbut, ancienne directrice du Fonds pour l'environnement mondial, avait été nommée en 2020. Son départ intervient alors que la France doit présenter sa feuille de route climatique à l'Union européenne.



