La France s'apprête à subir une cinquième vague de chaleur dès le début de la semaine prochaine, selon les prévisions de Météo-France et de La Chaîne Météo. Les températures pourraient atteindre des sommets, avec des maximales comprises entre 30 et 35 °C sur l'ensemble du territoire, soit localement 8 à 10 °C au-dessus des normales de saison. Cette nouvelle hausse du mercure intervient alors que huit départements sont déjà placés en vigilance orange canicule ce vendredi.
Huit départements en vigilance orange canicule
Météo-France maintient ce vendredi huit départements en vigilance orange canicule : les Alpes-Maritimes, l'Ardèche, la Drôme, le Gard, le Var, le Vaucluse et la Corse. Dans ces zones, le thermomètre grimpe encore entre 35 et 39 °C, avec des pointes probables à 40 °C localement dans le Gard et le Var. Partout ailleurs, la remontée des températures s'amorce. Selon Météo-France, si les nuits sont restées fraîches au nord, les 30 °C sont à nouveau dépassés par le sud-ouest ce vendredi.
Samedi, l'air chaud gagnera l'ensemble du territoire : il fera souvent plus de 30 °C en Bretagne et en Île-de-France et entre 36 et 38 °C dans le sud. Malgré un passage orageux prévu dimanche sur une grande partie de l'Hexagone, cette accalmie sera de courte durée.
Une cinquième vague en ligne de mire en début de semaine
Il faudra s'attendre à une poussée encore plus nette dès lundi. Selon La Chaîne Météo, une masse d'air très chaud en provenance de la péninsule ibérique et d'Afrique du Nord va rapidement remonter sur le pays, poussée par le retour de l'anticyclone sur le nord de l'Europe. Les perturbations atlantiques se retrouvent ainsi bloquées plus au nord, laissant la France sous un ciel désespérément sec.
Résultat : la semaine prochaine s'annonce particulièrement lourde, avec des maximales souvent comprises entre 30 et 35 °C au nord comme au sud, soit localement 8 à 10 °C au-dessus des normales de saison. Les prévisionnistes surveillent de près cette évolution qui pourrait officiellement déboucher sur une cinquième vague de chaleur nationale.
Une année 2026 déjà historique pour le climat
Cette récurrence des « blocages anticycloniques » s'inscrit dans un été particulièrement agressif. Selon Météo-France, le pays a déjà essuyé des vagues de chaleur très précoces du 21 mai et 30 mai puis fin juin, suivie d'un épisode remarquable de 15 jours mi-juillet, puis d'une quatrième vague fin juillet où le mercure a bondi jusqu'à 42,7 °C à Bélis dans les Landes et 40,7 °C à Bordeaux. Dans la préfecture girondine, c'est la sixième fois cette année que la barre des 40 °C est franchie. Seuls les étés 2017 et 2022 avaient jusqu'ici comptabilisé trois vagues de chaleur nationales.
Outre le thermomètre, c'est la sécheresse qui inquiète au plus haut point. La combinaison des températures extrêmes et de l'absence de pluies significatives a asséché les sols sur l'ensemble du territoire atteignant au début du mois d'août des niveaux bas records. Cette situation alarmante souligne l'urgence d'agir face au changement climatique, alors que la France semble confrontée à des étés de plus en plus extrêmes.



