Réchauffement climatique : les tiques plus actives et plus nombreuses
Tiques et réchauffement : une menace accrue

Le réchauffement climatique a un impact direct sur les tiques, ces acariens vecteurs de maladies comme la borréliose de Lyme ou l'encéphalite à tiques. Avec la hausse des températures, leur cycle de vie s'accélère et leur période d'activité s'allonge, ce qui augmente les risques de piqûres pour l'homme.

Une activité prolongée et une expansion géographique

Les tiques sont sensibles à la température et à l'humidité. Des hivers plus doux et des printemps précoces leur permettent d'être actives plus longtemps dans l'année. Traditionnellement, les piqûres surviennent entre mars et octobre, mais désormais, on peut en observer dès février et jusqu'en novembre. De plus, l'aire de répartition des tiques s'étend vers le nord et en altitude, gagnant des régions jusqu'alors épargnées.

Des conséquences sur la santé humaine

Cette prolifération accroît le risque de transmission de maladies. La borréliose de Lyme, causée par la bactérie Borrelia burgdorferi, est la plus fréquente en Europe. Selon Santé publique France, le nombre de cas a augmenté de 15% entre 2021 et 2025. L'encéphalite à tiques, bien que plus rare, progresse également dans les zones d'endémie.

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Comment se protéger ?

Face à ce risque, il est recommandé de porter des vêtements longs et clairs lors des promenades en forêt ou dans les hautes herbes, d'utiliser des répulsifs cutanés, et de vérifier minutieusement son corps après une exposition. En cas de piqûre, il faut retirer la tique le plus rapidement possible à l'aide d'une pince fine, sans la tourner, et désinfecter la zone. Une surveillance médicale est conseillée en cas d'apparition d'une rougeur ou de symptômes grippaux.

Les scientifiques soulignent que le changement climatique n'est pas le seul facteur : la modification des habitats, l'abondance des hôtes (rongeurs, chevreuils) et les activités humaines jouent aussi un rôle. Mais la tendance est claire : les tiques seront plus nombreuses et plus actives, ce qui nécessite une adaptation des comportements et des politiques de santé publique.

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