Incendie en Gironde : 224 000 évacués, la plupart autorisés à revenir
Incendie en Gironde : 224 000 évacués, la plupart autorisés

Ce lundi 3 août, plusieurs milliers d'habitants et de touristes évacués à cause du mégafeu de Gironde peuvent regagner leurs domiciles à Lège-Cap-Ferret et au Porge. La préfecture de Gironde a annoncé, dimanche 2 août, le retour dans ces deux communes particulièrement sinistrées par l'incendie qui s'est déclaré le 22 juillet. Les campings, eux, ne sont pas concernés par cette mesure.

Une évacuation massive depuis le 22 juillet

L'incendie, qualifié de mégafeu par les autorités, a forcé l'évacuation de 224 000 personnes résidant ou séjournant dans 23 communes du département. Depuis le 22 juillet, ces habitants et vacanciers avaient été sommés de quitter les lieux pour se mettre en sécurité, alors que les flammes progressaient rapidement.

Les communes de Lège-Cap-Ferret et Le Porge, proches du bassin d'Arcachon, ont été particulièrement touchées. Les images du sinistre ont montré d'immenses colonnes de fumée et des fronts de feu impressionnants, tandis que les pompiers tentaient de protéger les habitations.

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208 000 évacués autorisés à rentrer

Samedi 1er août, 10 750 habitants de Saumos, Le Temple, Arès et Marcheprime avaient déjà réintégré leur logement. Cette première vague de retours, combinée à l'annonce du dimanche 2 août, porte à 208 000 le nombre d'évacués autorisés à revenir sur les lieux.

La quasi-totalité des 224 000 évacués ont ainsi regagné leurs communes. Les campings, en revanche, demeurent fermés au public, même dans les zones où le retour est permis. La préfecture précise que cette décision pourra être réévaluée en fonction de la situation.

Des opérations de déminage au Porge

Tous les secteurs ne sont pas encore accessibles. Les quartiers du Ferron et du Plein Soleil, au Porge, restent interdits au retour. La préfecture indique que de nouvelles opérations de déminage doivent être conduites après que plusieurs obus de la Seconde Guerre mondiale ont explosé la semaine passée.

Enfouis sous des parcelles depuis des décennies, ces engins n'ont pas résisté à la chaleur intense générée par le brasier. L'un d'eux a traversé une maison, illustrant le danger que représentent ces vestiges historiques dans les zones incendiées.

« Une situation de guerre »

L'ampleur du sinistre a marqué ceux qui sont intervenus sur place. Des ambulanciers lozériens venus prêter main-forte aux secours girondins ont décrit une « situation de guerre » à leur arrivée. Leur témoignage reflète la violence du phénomène auquel ont été confrontés les équipes d'urgence.

Alors que les habitants retrouvent progressivement leurs domiciles, les autorités appellent à la prudence. La préfecture rappelle que les zones fermées doivent être évitées et que les consignes de sécurité restent en vigueur dans les secteurs encore exposés.

Le retour, première étape vers la normale

Ce retour massif marque une étape importante dans la gestion de la catastrophe. Après plusieurs semaines d'évacuation, les résidents de Lège-Cap-Ferret et du Porge vont pouvoir constater l'état de leurs biens et entamer les démarches nécessaires. La priorité reste toutefois la sécurisation des lieux et l'appui aux victimes.

La région de Nouvelle-Aquitaine, et plus largement la Gironde, se prépare désormais à évaluer les dégâts causés par le mégafeu. Avec 208 000 personnes autorisées au retour sur 224 000 évacuées, le retour à la normale s'annonce long mais les premières étapes viennent d'être franchies.

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