Cyclone Gezani à Madagascar : des sinistrés témoignent de la dévastation à Tamatave
Cyclone Gezani : dévastation et témoignages à Tamatave

Cyclone Gezani : une dévastation sans précédent à Madagascar

À Tamatave, le 15 février 2026, cinq jours après le passage du cyclone tropical Gezani, l'atmosphère est lourde de désolation. Les vestiges de vies brisées s'entassent dans une salle de classe d'un lycée protestant : quelques ustensiles de cuisine, des habits, des fournitures scolaires. Ces maigres biens appartiennent à Lucia Rasoanaivo, fabricante de meubles, qui a trouvé refuge ici avec ses trois enfants.

Un refuge précaire pour des centaines de sinistrés

Comme près de 400 habitants du quartier informel de Salazamay, Lucia a fui son domicile juste avant que le cyclone ne frappe la deuxième ville malgache, dans la nuit du 10 au 11 février. Le centre d'hébergement en dur offre une protection relative, mais ne peut effacer les traumatismes. La catastrophe naturelle a fait 59 morts, quinze disparus, et au moins 366 000 sinistrés dans cinq régions de l'est et du centre de Madagascar, selon le dernier bilan officiel publié le 16 février.

Lucia Rasoanaivo décrit avec émotion la perte de sa maison : « Notre maison fabriquée en bambou s'est complètement effondrée sous l'effet des vents à 270 km/h. Presque tous nos biens ont été détruits ou volés. Après le passage du cyclone, certains de nos voisins se sont évanouis en découvrant l'ampleur des dégâts. » La mère de famille, encore sonnée, évoque un phénomène extrême dont la puissance rappelle aux Tamataviens les plus âgés le cyclone Geralda de 1994.

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Une situation humanitaire critique

Les dégâts matériels sont immenses, mais c'est le coût humain qui pèse le plus lourd. Les sinistrés, privés de tout, doivent faire face à :

  • La perte de leurs habitations, souvent construites en matériaux précaires.
  • La destruction de leurs moyens de subsistance, comme les outils de travail de Lucia.
  • Un traumatisme psychologique profond, exacerbé par les conditions de vie dans les centres d'hébergement.

Les autorités malgaches et les organisations humanitaires tentent de coordonner les secours, mais l'ampleur de la catastrophe dépasse les capacités locales. Les besoins en nourriture, eau potable, abris et soins médicaux sont urgents.

Le cyclone Gezani, avec ses vents violents et ses pluies diluviennes, a laissé derrière lui un paysage de désolation. Pour des milliers de Malgaches, la reconstruction s'annonce longue et difficile, dans un contexte déjà marqué par la pauvreté et la vulnérabilité aux aléas climatiques.

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