Le 24 octobre, une quarantaine d'associations de défense de l'environnement appellent à une mobilisation à Paris pour demander à l'État de faire davantage « pour la protection de la faune sauvage fortement éprouvée » après les canicules et incendies de l'été. Cette marche s'inscrit dans le prolongement de la pétition « Pas de fusils sur les cendres », lancée en juillet, qui réclame la suspension de la chasse dans les zones forestières ravagées par les incendies.
Une pétition record et un appel à la responsabilité de l'État
La pétition, signée notamment par l'Aspas (association de protection des animaux sauvages) et One Voice (association de défense des droits des animaux), rassemble plus de 530.000 signatures, ce qui en fait la plus signée sur Change.org en France cette année, selon la plateforme. Son auteur, Bruno Valentin, qui assure ne « pas être politisé », déplore auprès de l'AFP le manque d'action des pouvoirs publics.
Le communiqué pour la mobilisation insiste sur la nécessité d'« affirmer fortement notre solidarité envers la faune sauvage martyrisée, les riverains également victimes directes des cataclysmes de cet été et l'ensemble des citoyens français dans un contexte d'une éco-anxiété grandissante ». La marche s'élancera à 13h30 de la place Saint-Sulpice, dans le centre de Paris, pour exiger « une réponse de l'État pour la protection du sentient (l'ensemble des êtres vivants sensibles, NDLR) et un engagement exemplaire pour la protection de la faune sauvage fortement éprouvée et désorientée ».
Des arrêtés préfectoraux partiellement levés
Au cours de l'été, « au moins une vingtaine » de préfets de départements avaient pris des arrêtés pour suspendre ou limiter la chasse après la sécheresse et les incendies exceptionnels, certains « aujourd'hui levés », avait déclaré début septembre Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique. En Gironde, où plus de 40.000 hectares de forêt ont brûlé, des secteurs incendiés demeurent fermés et donc « inaccessibles » pour la chasse dans quinze communes, selon la préfecture.
Pour Bruno Valentin et les associations mobilisées, « il incombe au gouvernement de sommer les préfectures (de) prendre leurs responsabilités ». La marche du 24 octobre vise à obtenir une action concrète de l'État pour la protection de la faune sauvage, alors que les conséquences des incendies de l'été restent visibles dans plusieurs régions.