Incendie de Pontevès : une association réclame prison ferme
Incendie de Pontevès : une association réclame prison ferme

L'association nationale de protection animale Stéphane Lamart a déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du parquet de Draguignan, ce mercredi 29 juillet 2026. Cette action en justice vise le jeune homme de 23 ans mis en examen le lundi 27 juillet pour une série de départs de feu à Brignoles, Cabasse et Vins-sur-Caramy. L'association dénonce l'atteinte à la faune et à la flore causée par l'incendie de Pontevès, qui a ravagé plus de 4 700 hectares dans le massif du Gros Bessillon, dans le Var.

Un écosystème anéanti

« Détruire une forêt, c'est anéantir un écosystème entier et condamner des milliers d'animaux », a déclaré Stéphane Lamart, président de l'association. Bien qu'aucun recensement chiffré des destructions n'ait encore été réalisé, Lamart souligne que l'habitat naturel des animaux est gravement touché : « Les oiseaux, les sangliers n'ont plus d'endroits pour nicher, boire, manger... plus rien. »

Des sanctions exemplaires exigées

Dans son communiqué, l'association indique vouloir « faire reconnaître devant la justice le préjudice subi par la faune sauvage et les milieux naturels ». Elle réclame des « sanctions exemplaires », notamment de la prison ferme sans aménagement de peine et de très lourdes amendes. « J'attends de la justice [...] qu'elle prononce des peines de prison ferme, sans aménagement de peine, ainsi que de très lourdes amendes », martèle Stéphane Lamart. Il ajoute que ces condamnations doivent avoir un « véritable effet dissuasif » pour prévenir de nouveaux actes similaires chaque été. Un dépôt de plainte similaire est également en cours concernant l'incendie XXL en Gironde.

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L'agrément environnemental en soutien

Pour justifier sa légitimité à agir, l'association Stéphane Lamart dispose depuis quatre ans d'un agrément délivré par le ministère de la Transition écologique au titre de la protection de l'environnement. « Nous l'avons obtenu car nos statuts mentionnent des missions de protection des mers, des terres et de l'air », explique son président. Cette précision figure dans la constitution de partie civile envoyée au tribunal judiciaire de Draguignan.

Un appel à interdire la chasse dans les zones brûlées

Par ailleurs, l'association avait déjà interpellé l'État le lundi 20 juillet 2026 pour réclamer un moratoire sur la chasse dans les zones sinistrées par les incendies. Contacté ce jeudi, Stéphane Lamart indique que cet appel est resté « sans réponse » de la part du ministère et des préfectures, mais il conserve espoir. Il compte sur la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, ancienne présidente du WWF, pour accéder à cette demande. « Si elle répond négativement, je serai vraiment très surpris », assure-t-il.

Alors que la reprise de la chasse est prévue pour le 13 septembre 2026 dans le Var, l'association demande son interdiction pure et simple dans les espaces naturels ravagés par les flammes. « Il faut laisser la nature reprendre ses droits ! » insiste Lamart, qui réfute l'argument des chasseurs selon lequel abattre les animaux protégerait les repousses. Il propose plutôt des solutions comme la pose de cerceaux autour des arbres.

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