Prisonnier de Béziers condamné pour menace et couteau artisanal
Prisonnier de Béziers condamné pour menace et couteau

Un détenu de 32 ans a été condamné, ce lundi 14 septembre, à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Béziers. Il était poursuivi pour avoir insulté et menacé de mort un surveillant du centre pénitentiaire du Gasquinoy, à Béziers, et pour avoir fabriqué une lame artisanale de 25 centimètres à l'aide d'un miroir brisé et d'un morceau de chiffon. L'incident, survenu le 4 juillet dernier lors de la distribution des repas, aurait pu avoir des conséquences dramatiques si l'arme n'avait pas été découverte à temps.

Une audience mouvementée après le verdict

L'audience a été très agitée. Après avoir entendu la décision des juges, le prévenu, qui compte 24 mentions sur son casier judiciaire, est sorti de ses gonds. Il a notamment crié : « Quand il m'a tordu les couilles, il a pas payé 3 000 € lui ! Allez bien vous faire enculer ! ». La présidente du tribunal a tenté de calmer le prévenu, qui devait initialement sortir de détention à l'été 2027.

Selon l'instruction faite par la présidente du tribunal, tout a dégénéré le 4 juillet dernier, au moment de la distribution du repas. Alors qu'il tentait de sortir de sa cellule, le prévenu a été mis au sol à plusieurs reprises par un surveillant pour le calmer. Peu après, il aurait proféré des menaces : « Je sais comment tu t'appelles, on va s'occuper de toi », en appelant le surveillant par son nom, ou encore « Je sais où t'habites dans le Nord, je vais monter une équipe, t'es un homme mort ».

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Une lame confectionnée avec un miroir

Les faits ne s'arrêtent pas là. Encore énervé, le prisonnier a confectionné une lame artisanale à l'aide d'un miroir brisé et d'un morceau de chiffon. Il a expliqué depuis le box des prévenus : « C'était pour lui faire peur, c'est tout. Mais lui, il m'a porté des coups de poing, il m'a attrapé mes parties intimes et les a serrées. »

Après son transfert à la prison de Perpignan en raison de cet incident, le détenu a fait l'objet d'une expertise psychiatrique avant l'audience. Selon le rapport lu par la présidente du tribunal, « il présente des anomalies mentales et souffre d'une schizophrénie affective, avec un délire de persécution et une déficience intellectuelle. Une altération de son discernement est retenue ».

Cette altération du discernement explique la peine de deux ans de prison ferme prononcée, alors que la représentante du parquet de Béziers en avait requis trois. En plus de la prison, le prévenu devra verser des dommages et intérêts à sa victime.

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