La grotte de Clamouse, site géologique exceptionnel situé au cœur des gorges de l'Hérault et intégré au Grand site de France, ne figure pas dans le périmètre du Géoparc Terres d'Hérault, inscrit à l'Unesco. La raison invoquée : la vente de minéraux dans la boutique du site. Une situation jugée « paradoxale » par Sandro Casagrande, directeur technique et sécurité de la grotte, qui rappelle que le site a accompagné la démarche de l'association Demain la Terre depuis le début.
Un accompagnement de longue date et des labels
En 2015, la première réunion sur ce thème s'est tenue sur la terrasse de la grotte. Sandro Casagrande souligne que l'établissement travaille avec des mines raisonnées et assure la traçabilité des matériaux. Malgré cela, l'exclusion est maintenue. « On travaille avec des mines raisonnées, on a la traçabilité des matériaux, mais pour le Géoparc, c'est non. Alors qu'on est la seule grotte en France à avoir le label RSE, et qu'on est classé par le ministère de l'Écologie et de la biodiversité », déplore-t-il.
Un poids économique et des incohérences
La vente de minéraux représente « la moitié de notre chiffre d'affaires », précise le directeur, et l'équipe ne souhaite pas réduire son personnel. Il pointe également une incohérence : « l'autre paradoxe, c'est qu'on peut vendre des bijoux avec des pierres taillées ». À Saint-Guilhem, commune incluse dans le géoparc, des boutiques vendent aussi des minéraux, selon Sandro Casagrande.
Un manque de dialogue dénoncé
Le directeur regrette surtout l'absence d'échange : « Le plus dur, c'est qu'il n'y a eu aucun échange ! On n'a pas cherché à nous rencontrer, à trouver des solutions. » Il affirme que l'équipe continue d'avancer et prépare l'avenir « en harmonie avec tout le personnel et notre environnement », dans un objectif de paix.
Cette exclusion intervient alors que le Géoparc Terres d'Hérault, labellisé par l'Unesco, compte plus de 50 géosites remarquables répartis sur 111 communes. La grotte de Clamouse, découverte il y a 80 ans par sept spéléologues montpelliérains, demeure un site majeur de la région, mais devra composer sans cette reconnaissance internationale.



