Une mystérieuse explosion démographique de la grande nacre (Pinna nobilis) dans l'étang de Thau, suivie d'une mortalité massive, intrigue les scientifiques. Selon une étude récente, un parasite pourrait être à l'origine de ce phénomène, menaçant cette espèce emblématique de Méditerranée.
Un phénomène inattendu
La grande nacre, plus grand coquillage de Méditerranée, peut atteindre 1,2 mètre de long. Dans l'étang de Thau, dans l'Hérault, les chercheurs ont observé une augmentation soudaine de sa population, suivie d'une mortalité importante. Ce contraste interpelle la communauté scientifique.
Un parasite en cause
Des analyses menées par des chercheurs de l'Ifremer et du CNRS ont révélé la présence d'un parasite, probablement Haplosporidium pinnae, déjà connu pour avoir décimé les nacres en Espagne et en Italie. Ce parasite attaque le système digestif de l'animal, provoquant sa mort en quelques semaines.
Impact sur l'écosystème
La grande nacre joue un rôle crucial dans la filtration de l'eau et comme habitat pour de nombreuses espèces. Sa disparition pourrait déséquilibrer tout l'écosystème lagunaire. Les scientifiques appellent à une surveillance accrue et à des mesures de protection.
Des espoirs de survie
Certaines nacres semblent résistantes au parasite, ce qui laisse espérer une adaptation. Des programmes de reproduction en captivité sont envisagés. Selon le docteur Émilie Durand, chercheuse à l'Ifremer : « Nous devons agir rapidement pour éviter une extinction locale. »
Conclusion
Cette explosion puis mortalité de la grande nacre dans l'étang de Thau est un signal d'alarme pour la biodiversité marine. La recherche se poursuit pour comprendre et contrer ce parasite, afin de préserver cette espèce unique.



