Pass Sport : une pétition pour réintégrer les 6-17 ans
Pass Sport : pétition pour réintégrer les 6-17 ans

Franck Renard, président du Shotokan Karaté Lodévois, a déposé une nouvelle pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour demander la réintégration des 6 à 17 ans, hors handicap, bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) dans le dispositif Pass Sport. Selon lui, plus de deux millions d’enfants seraient désormais exclus de cette aide de 50 €, en raison de nouvelles conditions d’éligibilité basées sur le quotient familial.

Un combat de longue haleine

Depuis plus d’un an, Franck Renard multiplie les démarches pour réclamer un dispositif permettant l’accès au sport au plus grand nombre. L’an dernier, il avait déjà fait partie des voix qui s’étaient élevées contre l’exclusion des 6-13 ans du Pass Sport, mis en place un an plus tôt par le gouvernement pour aider les plus modestes à financer une licence sportive.

Cette saison, malgré l’élargissement du dispositif et un décret tardif paru le 29 août, le président du Shotokan Lodévois dénonce des conditions plus strictes d’éligibilité qui vont exclure de nombreuses familles. « C’est une décision en trompe-l’œil, sous les nombreuses pressions après l’annonce l’an dernier de n’accorder le Pass Sport qu’aux 14-17 ans, en passant l’aide de 50 € à 70 € », indique-t-il.

Le quotient familial en question

Franck Renard s’est penché sur les nouveaux modes d’attribution qu’il vit comme une nouvelle injustice. « On revient aux 50 €, dès 6 ans mais le diable se cache dans les détails. J’ai constaté que désormais, l’éligibilité n’est plus calculée sur l’ARS qui ne garantit plus automatiquement l’accès au Pass Sport mais sur le quotient familial. S’il dépasse les 700 €, l’enfant est exclu », explique-t-il.

Dans sa pétition, il demande que les 6 à 17 ans, hors handicap, bénéficiaires de l’ARS soient réintégrés dans le dispositif. « Nos enfants ne sont pas responsables du quotient familial de leurs parents. On nous parle d’égalité des chances, de cohésion sociale, d’inclusion et d’activité physique, indispensable pour une bonne santé et on fait tout le contraire », ajoute-t-il.

Un mauvais calcul pour la santé publique

Selon ses calculs, plus de deux millions d’enfants ne bénéficieraient plus de l’aide de 50 €, comme il y a deux ans. « On fait des économies sur le dos du sport et des familles. C’est un très mauvais calcul, une vision comptable à court terme qui coûtera beaucoup plus cher à la Sécurité sociale dans quelques années. Le sport, l’activité physique de nos enfants n’ont pas de prix sur la santé des adultes qu’ils deviendront », insiste-t-il.

Franck Renard conclut : « C’est peut-être un combat perdu d’avance mais je veux le mener pour pouvoir être en phase avec mes conceptions du sport, de mes valeurs. » La pétition est désormais en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, en attendant un éventuel examen par les députés.