Le maire de Marmande (Lot-et-Garonne), Joël Hocquelet, a signé un arrêté municipal interdisant « l'interdiction d'être malade sur le territoire de la commune », rapporte Le Républicain Lot-et-Garonne. Cet acte volontairement absurde vise à alerter sur la situation précaire de l'hôpital local.
Un arrêté symbolique pour dénoncer une situation critique
L'établissement marmandais a été placé sous administration provisoire par l'Agence régionale de santé (ARS). Plusieurs services, notamment les urgences et la biologie, seraient en sursis. « L'absurdité est volontaire mais l'inquiétude est réelle », assume Joël Hocquelet, qui entend ainsi attirer l'attention sur les risques de dégradation des soins.
L'élu craint que les soins ne se concentrent à Agen, située à 68 km de Marmande. Il déplore une circulaire du ministère de la Santé publiée le 29 juillet, qui demande aux Groupements hospitaliers de territoire (GHT) d'accélérer le partage de leurs ressources humaines, logistiques et médicales.
Une pétition et un appel à la mobilisation
Joël Hocquelet estime que l'hôpital de Marmande n'a pas vocation à devenir un hôpital local comme celui de La Réole. Il rappelle que l'établissement bénéficie à 110 000 personnes à l'ouest du département et au sud de la Gironde.
En plus d'une lettre adressée à l'ARS, le maire va demander le soutien de ses pairs du Val de Garonne Agglomération. Une pétition a également été mise en ligne à destination du grand public pour soutenir la cause de l'hôpital marmandais.