L’université Paul-Valéry de Montpellier est de nouveau bloquée ce lundi 5 octobre, à l’initiative du syndicat étudiant Scum (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier). Ce blocage fait suite à celui, intégral, du campus principal, déjà mené par le Scum depuis le jeudi 1er octobre. Les étudiants réclament l’inscription immédiate des « sans fac » et l’annulation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers.
Des revendications transmises à la présidence
Les revendications principales du mouvement ont été transmises dès jeudi 1er octobre à la présidence de l’Université Paul-Valéry. Il s’agit, d’une part, de l’inscription immédiate des étudiants « sans fac » refusés en licence et en master, et, d’autre part, du remboursement des frais d’inscription imposés aux étudiants étrangers, soit 2 895 euros pour une licence et 3 941 euros pour un master.
Le Scum précise que « la balle est désormais dans le camp de la présidence de l’université », qu’il appelle « à saisir notre proposition de négociations avant une probable radicalisation et intensification du mouvement de grève étudiante ». Le syndicat menace donc d’accentuer le mouvement si les négociations n’aboutissent pas.
Solidarité avec les lycéens et poursuite de la mobilisation
Au-delà de ces revendications concrètes, le Scum réaffirme « notre solidarité sans failles envers les lycéennes et lycéens mobilisés et réprimés violemment ces derniers jours partout en France, et en particulier à Montpellier ». Le syndicat dénonce « les violences extrêmes subies par ces lycéennes et lycéens de la part de forces de l’ordre, composées, on le rappelle, d’adultes entraînés et lourdement armés ».
Le Scum a prévu de continuer la mobilisation, y compris à l’occasion du retour des gilets jaunes le 17 octobre prochain. Le mouvement pourrait ainsi s’étendre au-delà du campus, en lien avec d’autres mobilisations sociales.
Un mouvement qui s’inscrit dans la durée
Ce blocage intervient après plusieurs jours de mobilisation. Le jeudi 1er octobre, le Scum avait déjà bloqué intégralement le campus principal, et le vendredi 2 octobre, l’université était toujours bloquée, avec le slogan « Lycées et fac même combat ». Les étudiants dénoncent également un « sentiment de mépris » à l’égard des « sans facs ».
Le mouvement, soutenu par le Scum, semble donc s’inscrire dans la durée, avec une menace de radicalisation si la présidence de l’université ne répond pas favorablement aux revendications. La suite dépendra de la réponse de la présidence, qui n’a pas encore réagi publiquement.