Concerts et festivals : la timide féminisation des métiers du live
Féminisation des métiers du live : timide avancée

Une lente évolution des métiers du spectacle vivant

Le secteur des concerts et festivals, longtemps dominé par les hommes, connaît une timide féminisation. Selon une étude récente, les femmes représentent seulement 15% des techniciennes et 30% des artistes programmés dans les festivals français. Pourtant, des associations comme « Elles font la fête » ou « La Place des Femmes » travaillent à sensibiliser les organisateurs et à promouvoir la parité.

Des obstacles persistants

Les métiers techniques (son, lumière, régie) restent particulièrement masculinisés. Les femmes témoignent de difficultés d'accès à la formation, de stéréotypes de genre et de conditions de travail parfois hostiles. « On me demandait souvent si j'étais la chanteuse ou la costumière, jamais la technicienne », raconte Julie, ingénieure du son.

Initiatives pour changer la donne

Des festivals comme les Eurockéennes de Belfort ou le Printemps de Bourges mettent en place des chartes pour l'égalité. Des formations sont proposées aux femmes pour se former aux métiers techniques. Le collectif « Women in Live Music » organise des ateliers et du mentorat. « Il faut casser les clichés dès le plus jeune âge », insiste sa fondatrice.

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Un enjeu économique et culturel

La diversité des équipes est aussi un atout pour l'industrie. Les festivals qui favorisent la parité artistique et technique attirent un public plus large et renouvellent leur programmation. « La mixité apporte une richesse créative indéniable », souligne un programmateur. Mais le chemin est encore long pour atteindre une véritable égalité.

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