La première édition avait rencontré son public. Le 21 juin 2025, à Boulazac, 11 équipages s’étaient relayés pour parcourir le plus de kilomètres possibles en 24 heures, à bord de voitures électriques. « Rendez-vous compte, les vainqueurs avaient fait 2 300 et 2 502 km », s’enthousiasme l’organisateur du défi, Vincent Martineau, alias Electro Vince, Youtubeur à 10 000 abonnés. Les 29 et 30 mai, la seconde édition du challenge sera radicalement différente : autre organisateur, autre lieu et, surtout, autre cause. Car cette année, deux équipes 100% féminines ont décidé de concourir pour combattre le cancer.
Un défi qui prend une nouvelle dimension
Retour en juillet 2025. Le succès de la première édition est venu aux oreilles d’une association de renom, organisant le même type de défis : Bourgogne VE, pour véhicules électriques, qui a proposé d’organiser le challenge 2026. Au moment de voir dans son entourage qui voulait participer, son épouse Cora Martineau a levé la main : « OK, mais à ce moment-là il faut plus de femmes. En 2025 on était que 3 sur 33 coureurs. » Elle a proposé à une amie, Murielle Bruneau, de monter avec elle une équipe 100% féminine. « Elle était partante à condition de courir pour une cause qui concerne les femmes. Comme sa sœur a un cancer chronique, elle m’a parlé de l’association RoseUp qui travaille pour les femmes touchées par tous les types de cancers : information, soutien, défense des droits auprès des employeurs, des banques... Raquel Lopes, ma voisine du côté de Tourtoirac a été partante aussi. »
Des voitures de prestige pour la cause
L’équipage monté, restait encore à lui trouver une voiture. « Smart France nous a contactés pour nous proposer une #5 Brabus, gros SUV 4x4 de 600 chevaux. » Un bonheur n’arrivant jamais seul, le concessionnaire périgourdin Eden Auto était aussi prêt à aligner un gros van Kia PV5 Passenger. « On ne pouvait pas laisser passer donc on a essayé de monter une autre équipe », remémore Vincent Martineau, qui a sollicité Pierre Pasquis, un participant de l’édition 2025.
Des agentes municipales mobilisées
Quand Pierre Pasquis en a parlé à sa femme, Marilyn a tilté : « J’ai une collègue qui est repartie en traitement pour le cancer. J’en parle aux copines du boulot. » À la mairie de Saint-Aulaye-Puymangou où elles sont agentes, Aurélia Ernoult, Laurence Mercier et Sophie Petit ont été partantes. « On n’a jamais conduit de voiture électrique mais comme notre collègue se bat, on se bat aussi. » « Sauf que si on participe toutes, la mairie ne pourra pas tourner, s’est inquiétée Marilyn Pasquis, qui a été en parler au maire. David [Dessaigne] a tout de suite dit “oui”, alors que je n’avais pas fini ma phrase. » « La mairie ne sera pas fermée, annonce le premier magistrat. En revanche ce ne seront pas les filles qui travailleront, mais les conseillers municipaux. »



