Deux jeunes Britanniques, Sébastien et Oscar, âgés de 27 ans et installés à Antibes, ont réalisé un exploit sportif et solidaire en courant 1 800 kilomètres de Londres à Nice en 30 jours. Leur objectif : récolter des fonds pour la Ligue contre le cancer des Alpes-Maritimes. À leur arrivée, mardi 21 juillet au soir, quai des Deux-Emmanuels à Nice, ils ont été accueillis en héros, en pleurs, ruisselants de sueur et de larmes.
Un défi de 42 marathons en un mois
Les deux amis ont parcouru l'équivalent de 42 marathons, soit 60 kilomètres par jour, sous une chaleur accablante. Malgré les ampoules, les douleurs et les moments de doute, ils ont tenu bon. Oscar a perdu son père des suites d'un cancer, tandis que celui de Sébastien est en rémission. Leur motivation était personnelle et profonde.
La présidente du comité des Alpes-Maritimes de la Ligue, Laurence Cressin-Bensa, a salué leur engagement : « Ces deux jeunes hommes, qui multiplient les exploits sportifs de haut niveau, ont été touchés dans leur famille par la maladie. Ils ont contacté la Ligue. Ils souhaitaient courir pour une cause et nous aider en parcourant 1 800 km, ce qui équivaut à 42 marathons en 30 jours ! Ce genre de performance est très important pour nous, car ça nous permet de sensibiliser beaucoup de jeunes à travers des messages de solidarité, de générosité, de prévention. »
Un périple de 30 étapes
Le parcours comprenait 30 étapes : Londres, Douvres, Calais, Lille, Paris, Lyon, Valence, jusqu'à la promenade des Anglais à Nice. Ils étaient suivis par un camping-car d'assistance et une équipe logistique menée par leur ami Louison, qui faisait office de chauffeur, soigneur et cuisinier.
À leur arrivée, ils ont été rejoints par d'autres marathoniens, notamment des membres de la Ligue et du Running club Marinette, un bar à brunchs du Vieux-Nice. La cagnotte en ligne, toujours active, a permis de récolter près de 8 000 euros.
Des moments de doute surmontés
Interrogés après l'arrivée, Sébastien et Oscar ont confié : « Cette course était folle… Il faisait très chaud… Les premiers jours, nous avons subi la canicule, y compris à Londres et dans le nord de la France. On avait beaucoup de douleurs. Il y a eu des moments de doute où on s'est dit qu'on n'y arriverait pas. » Heureusement, le soutien de Louison et leur motivation ont eu raison des difficultés.
La présidente de la Ligue a conclu : « À chaque pas, vous avez pensé à la maladie. Mais chaque pas fut un élan de solidarité. » La cagnotte est toujours ouverte sur helloasso.com/associations/ligue-contre-le-cancer-06/formulaires/13.



