La Rochelle Insoumise dévoile un programme social et écologique ambitieux
La Rochelle Insoumise : programme social et écologique ambitieux

Un programme de rupture pour La Rochelle

La salle des fêtes de Villeneuve-les-Salines a accueilli, ce mercredi 25 février 2026, une réunion publique de La Rochelle insoumise et populaire. Véronique Bonnet, la tête de liste du mouvement, a dévoilé devant une assistance conquise les grandes lignes d'un programme ambitieux centré sur la lutte contre la précarité et la transition écologique. « La France insoumise ira plus loin », a-t-elle promis, devant plus de 350 personnes, certaines debout pendant les deux heures de rassemblement.

Des mesures sociales fortes

L'ancienne professeure d'EPS à la retraite, âgée de 64 ans, a placé la question sociale au cœur de son projet. « Comment être pleinement heureuse si des gens souffrent autour de moi ? », a-t-elle lancé en introduction. Parmi ses propositions phares figurent la gratuité de la cantine scolaire, une priorité accordée à tous les « sans » – des sans-abri aux sans accès à la culture –, la création d'une carte monoparentale pour l'accès aux services publics, une Maison des femmes et un Observatoire communal des discriminations.

Véronique Bonnet s'est engagée à se porter partie civile dans toute plainte pour racisme ou LGBTphobie si elle est élue maire. Entourée de Nino Salaün, deuxième de la liste, et du député LFI Éric Coquerel, elle a insisté sur la nécessité d'une politique municipale « tendre et respectueuse », comme l'a également souligné le député Louis Boyard dans un message vidéo.

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Une écologie positive et exigeante

Le volet écologique du programme est tout aussi ambitieux. La candidate a plaidé pour une écologie « positive, inclusive et exigeante », rappelant les 40 000 décès annuels en France dus à la pollution de l'air. Ses engagements incluent la gratuité progressive des transports Yélo, une commune zéro pesticide, la création d'une coopérative d'énergies renouvelables et le déplacement des stocks de nitrate d'ammonium à La Pallice, qualifiés de « bombe à retardement ».

Pour financer ces mesures, Véronique Bonnet assure pouvoir dégager 20 millions d'euros du budget municipal, sans préciser davantage les modalités.

Un climat de campagne tendu

La réunion a également pris une tournure défensive, avec l'intervention d'Éric Coquerel. Le député a répondu aux attaques suite au meurtre de Quentin Deranque, dénonçant le « climat délétère » de la campagne. « Il est scandaleux de renvoyer dos à dos fascistes et antifascistes », a-t-il déclaré, évoquant la montée du fascisme dans les années 1930 en Allemagne.

La foule a repris le slogan « Siamo tutti antifascisti » (Nous sommes tous antifascistes), tandis que Coquerel a rappelé l'origine du groupe Jeune Garde, créé pour contrer l'extrême droite et aujourd'hui mis en cause dans la mort d'un militant nationaliste.

Une liste citoyenne et engagée

Véronique Bonnet a présenté sa liste comme « à votre image, citoyenne, associative et syndicale », citant ses membres uniquement par leurs prénoms. La soirée s'est achevée sur les notes de « Bella ciao » à l'accordéon et le chant de « L'Internationale », le poing levé.

La liste La Rochelle insoumise et populaire rassemble 39 candidats aux profils variés : retraités de l'Éducation nationale, enseignants, sans-emploi, étudiants, travailleurs sociaux et artisans. Parmi eux, on trouve Nino Salaün, 27 ans, commercial sans emploi ; Adélaïde Pleguezuelos, 39 ans, secrétaire de direction ; ou encore Corentin Musa, 38 ans, ingénieur informatique sans emploi. Cette diversité reflète la volonté du mouvement de représenter toutes les composantes de la société rochelaise.

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