Béziers : la Région Occitanie soutient les cheminots pour un centre de maintenance ferroviaire
Région Occitanie soutient cheminots Béziers pour centre maintenance

Un soutien régional déterminant pour les cheminots biterrois

Le combat des cheminots CGT de Béziers pour l'implantation d'un troisième Centre de maintenance régional (CMR) du matériel TER en Occitanie vient de recevoir un appui politique de poids. Deux vice-présidents de la Région Occitanie, Jean-Luc Gibelin, chargé des infrastructures de transports, et Jalil Benabdillah, délégué à l'économie et à la réindustrialisation, ont publiquement soutenu leur revendication.

Un site historique en quête de renaissance

Les cheminots demandent depuis de longs mois que le site du Capiscol, à Béziers, où était située l'ancienne gare de triage, soit étudié par la SNCF pour accueillir ce troisième CMR, après ceux de Toulouse et Nîmes. La fermeture du dépôt de Béziers il y a 33 ans a entraîné une chute dramatique des effectifs, passant de 400 à seulement 40 personnes aujourd'hui.

L'espoir est cependant revenu il y a huit mois lorsque Narbonne a refusé l'implantation de ce troisième centre. Depuis, un dossier présentant les potentialités de Béziers a été remis au PDG de la SNCF Jean Castex, des cadres de l'entreprise sont venus sur place en janvier, et une commission s'est tenue en février sur le sujet.

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Un blocage persistant de la direction SNCF

Malgré ces avancées, la CGT constate que la direction de la SNCF ne souhaite toujours pas étudier la faisabilité du CMR à Béziers. Jean-Marc Biau, cheminot et conseiller régional communiste, souligne l'incohérence de cette position : "La Région a commandé 18 rames à deux niveaux, pour 178 millions d'euros, et elles auront besoin d'être entretenues. Les deux vice-présidents demandent que Béziers soit intégrée dans le dispositif de centres de maintenance."

Le cheminot rappelle que si la Région finance, c'est toujours la SNCF qui conserve la maîtrise d'œuvre technique. Un autre obstacle persiste : selon la CGT, le dépôt de Béziers, surnommé le "dépôt rouge", "est dans le viseur de la SNCF depuis les années 90".

Des atouts économiques incontestables

Le syndicat met en avant les arguments économiques en faveur de Béziers :

  • Un projet moins coûteux nécessitant moins de travaux
  • La disponibilité du foncier sur le site
  • La saturation des centres de Nîmes et Toulouse
  • La création potentielle de 80 emplois directs à la SNCF et 200 emplois indirects

L'ancien cheminot et ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, reste déterminé : "Depuis 1962 et mon arrivée au dépôt de Béziers, je me bats au niveau local et national pour ce site ferroviaire. On ne lâchera pas !" Son engagement symbolise la ténacité des défenseurs du projet qui voient dans ce CMR une opportunité unique de redynamisation économique pour le territoire biterrois.

La mobilisation des élus régionaux ajoute désormais une dimension politique significative à ce combat syndical, créant une pression accrue sur la SNCF pour qu'elle étudie sérieusement l'implantation du troisième centre de maintenance régional à Béziers.

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