Macron : dernier Choose France sur fond de réindustrialisation en panne
Macron : dernier Choose France, réindustrialisation en panne

Le sommet Choose France, rendez-vous annuel des investisseurs étrangers, s'ouvre ce lundi 31 mai 2026 au château de Versailles. Pour Emmanuel Macron, il s'agit du dernier de son quinquennat, sur fond de réindustrialisation en panne. Les annonces d'investissements, bien que significatives, sont en baisse par rapport aux années précédentes.

Un bilan contrasté

Depuis 2017, Choose France a permis d'attirer près de 40 milliards d'euros d'investissements étrangers en France. Cependant, le rythme ralentit. En 2026, les projets annoncés totalisent environ 5 milliards d'euros, contre 7 milliards en 2025. Cette baisse s'explique par un contexte économique mondial incertain, mais aussi par des critiques sur la lenteur des réformes.

Les secteurs clés

Les investissements se concentrent sur l'industrie verte, l'intelligence artificielle et la santé. Plusieurs entreprises étrangères, notamment américaines et chinoises, ont confirmé des projets dans les batteries électriques et les semi-conducteurs. Ces secteurs sont prioritaires pour le gouvernement, qui souhaite réduire la dépendance aux importations.

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  • Industrie verte : 2 milliards d'euros pour des usines de recyclage et de production d'hydrogène.
  • Intelligence artificielle : 1,5 milliard pour des centres de données et de recherche.
  • Santé : 1 milliard pour la production de médicaments et de dispositifs médicaux.

Les défis de la réindustrialisation

Malgré ces annonces, la réindustrialisation de la France patine. Le solde commercial reste déficitaire, et le nombre d'emplois industriels stagne. Les syndicats dénoncent un manque de volonté politique et des aides trop ciblées sur les grands groupes. Les PME, pourtant essentielles, peinent à bénéficier des retombées.

Emmanuel Macron a défendu son bilan, rappelant que la France est devenue le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers selon le cabinet EY. Il a également annoncé de nouvelles mesures pour simplifier les procédures administratives et renforcer la formation professionnelle.

Les réactions politiques

L'opposition critique un « mirage » et estime que ces annonces ne compensent pas les fermetures d'usines. Marine Le Pen (RN) parle de « réindustrialisation de façade », tandis que Jean-Luc Mélenchon (FI) dénonce un « pillage des finances publiques ». Le gouvernement rétorque que les résultats sont là, avec une baisse du chômage et une augmentation des exportations.

Vers une stratégie de décarbonation

Le président a également mis l'accent sur la décarbonation de l'industrie, avec un objectif de neutralité carbone en 2050. Des aides seront accordées aux entreprises qui investissent dans des technologies propres. Ce volet environnemental est jugé crucial pour attirer les investisseurs soucieux de leur image.

En conclusion, ce dernier Choose France pour Emmanuel Macron est un exercice de communication destiné à montrer que la France reste une terre d'investissement. Mais les résultats concrets sur le terrain restent à confirmer, dans un contexte de défis économiques et politiques majeurs.

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