Le célèbre cuisinier Jean Imbert, connu pour avoir régalé les stars, va être présenté à un juge ce mercredi, qui pourrait décider de sa mise en examen dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales. Le parquet de Paris a confirmé l'information à l'AFP, précisant que l'audition se déroule depuis le 3 août 2026.
Des accusations multiples et concordantes
Selon le parquet, six anciennes compagnes du chef ont été entendues par les enquêteurs. Toutes ont « confirmé » avoir subi des violences ou un contrôle coercitif de la part de Jean Imbert. Pour deux d'entre elles, des charges ont été retenues, concernant les faits les plus récents.
Parmi les victimes présumées, l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld a déposé plainte en mars dernier, après avoir relaté des violences subies entre 2012 et 2014 dans l'émission Complément d'Enquête. Elle accuse notamment Jean Imbert de lui avoir fracturé le nez lors du tournage de l'émission culinaire « Recettes de fous » sur M6, en apportant une radiographie comme preuve. Selon son témoignage, le cuisinier lui aurait donné un coup de tête après qu'elle a reçu un message de son ex-mari à propos de la garde de leur fille. Elle a déclaré : « Il ne supporte pas que j'ai eu une vie avant. (Pour lui), je fais la pute parce que je parle à mon ex-mari. »
Une autre ex-compagne, Lila Salet, avait porté plainte en 2013, avant de la retirer. C'est la publication d'Alexandra Rosenfeld sur Instagram qui l'a décidée à revenir vers les policiers, comme le rapporte l'AFP.
Des répercussions professionnelles déjà visibles
Jean Imbert avait précédemment exprimé ses regrets « profondément les conséquences pour » l'ancienne Miss France, décrivant une relation « insoutenable, marquée par les insultes et les crises ». Ses avocates avaient évoqué des violences réciproques entre les deux parties.
Dès mi-avril, la direction du Plaza Athénée avait décidé de retirer Jean Imbert de ses fonctions managériales et exécutives dans son restaurant, tout en maintenant sa collaboration en tant que « directeur artistique » jusqu'à la fin de son contrat en juin. Cette décision fait suite aux accusations portées contre lui.
L'affaire a également entraîné une baisse de fréquentation de l'établissement et la fin de certains contrats, comme l'a rapporté la presse. Le chef, âgé de 44 ans, risque une mise en examen pour violences volontaires par conjoint ou ex-conjoint.



