Streamers condamnés avec sursis dans l'affaire Pormanove
Streamers condamnés avec sursis dans affaire Pormanove

Deux streamers ont été condamnés mercredi 5 août à des peines de prison avec sursis pour leur implication dans l'affaire Jean Pormanove, a annoncé le tribunal judiciaire de Paris. Les peines, de six mois et de quatre mois de prison avec sursis, ont été prononcées à l'encontre de deux créateurs de contenu, dont les identités n'ont pas été divulguées.

Des accusations de harcèlement et de diffamation

Les deux streamers étaient poursuivis pour avoir participé à une campagne de harcèlement et de diffamation en ligne visant Jean Pormanove, un ancien employé de l'industrie du jeu vidéo. Selon l'accusation, ils auraient relayé des informations fausses et malveillantes à son sujet, contribuant à une vague de cyberharcèlement qui a duré plusieurs mois.

L'affaire avait éclaté en 2025, lorsque Pormanove avait porté plainte après avoir reçu des menaces et des insultes sur les réseaux sociaux. Les investigations ont permis d'identifier les deux streamers comme étant parmi les principaux diffuseurs de ces contenus.

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Des peines symboliques mais dissuasives

Le tribunal a justifié les peines par la nécessité de sanctionner des comportements qui portent atteinte à la dignité des personnes et qui peuvent avoir des conséquences graves sur leur vie professionnelle et personnelle. Les deux condamnés devront également verser des dommages et intérêts à la victime, dont le montant n'a pas été précisé.

Les avocats des streamers ont annoncé qu'ils allaient faire appel de la décision, estimant que leurs clients n'avaient fait que relayer des informations déjà publiques. De son côté, l'avocat de Jean Pormanove s'est félicité d'une décision qui, selon lui, envoie un signal fort aux créateurs de contenu.

Une affaire suivie par de nombreux internautes

L'affaire a suscité un vif intérêt de la part de la communauté des joueurs et des observateurs des réseaux sociaux. Elle illustre les risques juridiques auxquels s'exposent les influenceurs lorsqu'ils diffusent des contenus diffamatoires ou harcelants. Selon une étude récente, près de 40 % des créateurs de contenu ont déjà été confrontés à des menaces ou à des demandes de retrait de publications.

Cette condamnation intervient dans un contexte où la justice se montre de plus en plus attentive aux dérives en ligne. En 2025, le nombre de plaintes pour cyberharcèlement a augmenté de 25 % par rapport à l'année précédente, selon les chiffres du ministère de la Justice.

Les deux streamers, qui comptent plusieurs milliers d'abonnés sur leurs chaînes, devront purger leur peine avec sursis s'ils ne récidivent pas dans les cinq prochaines années. Le tribunal a également ordonné la suppression des contenus litigieux et interdit aux condamnés d'entrer en contact avec la victime.

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