Cet été, les loisirs du lac du Salagou seront accessibles à tous grâce à une navette gratuite mise en place par la municipalité de Clermont-l'Hérault. Lors du conseil municipal du mercredi 10 juin, les élus ont approuvé à l'unanimité la création d'un transport collectif gratuit durant la saison estivale entre la gare routière et le lac du Salagou.
Un besoin de mobilité
Le contrat de ville met en évidence plusieurs enjeux en matière de mobilité. Il ressort que 67 % des actifs du quartier prioritaire ne disposent pas de véhicule. Pour répondre à ce besoin, Hérault transport assurera quatre rotations journalières entre le samedi 11 juillet et le dimanche 23 août, pour un coût de 8 765,98 € TTC à charge de la commune.
Circuit en boucle
Un circuit en boucle avec des arrêts a été défini, au départ de la gare routière, en passant par le giratoire de l'Europe, la rue Descartes, le collège du Salagou, les Bories et le lac. "Comme ce sont des rotations, les clients du camping vont pouvoir bénéficier des animations de la ville", a précisé Jean-Marie Sabatier, premier adjoint. Une demande de participation a été faite à la communauté de communes qui l'a acceptée en bureau des vice-présidents, a ajouté le maire Gérard Bessière.
Extension de transport en 2023
En 2023, le conseil municipal avait décidé une extension de transport collectif entre la ville et les Tanes Basses afin de faciliter l'accès au pôle de santé, pour un coût annuel de 11 500 € HT à charge de la commune. Après deux ans, une étude a montré une fréquentation moyenne de 2,5 passagers par jour sur ces services financés par la Ville, avec un coût perçu du transport de l'ordre de 2 €. Les élus ont donc approuvé à l'unanimité de ne conserver qu'une seule rotation journalière en complément des services existants et de la rendre gratuite, pour un coût annuel de 2 933 € HT. "L'économie ainsi réalisée est reportée sur la navette estivale", a commenté le premier adjoint.
Débats et oppositions
En ouverture de ce conseil, Hélène Cinesi, conseillère d'opposition, n'a pas approuvé le procès-verbal du dernier conseil en date du 22 avril, ses interventions étant absentes du document. Elle a renouvelé sa demande d'enregistrement des débats du conseil et de les rendre publics comme cela était fait précédemment. Sa demande de subvention pour le Souvenir français, comme elle existait auparavant, n'a pas reçu d'avis favorable. "Vous êtes vice-présidente du Souvenir français, vous êtes en conflit d'intérêts, vous êtes juge et partie sur le dossier, ce qui n'est pas recommandé quand on est conseillère municipale. Faites-nous passer la demande par écrit et on l'intégrera", a répondu le premier magistrat. L'opposition a fait le choix de s'abstenir sur de nombreux points à l'ordre du jour, sachant que seuls sont pris en compte les suffrages exprimés lors des délibérations.



