Les deux narcotrafiquants marseillais, Mehdi Laribi et Djamel Djeha, ont été placés en détention provisoire en Algérie, a annoncé le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur X (anciennement Twitter) le 10 août 2026. Cette décision, prise à la demande du parquet d'Alger, marque une étape décisive dans la coopération judiciaire franco-algérienne.
Une demande du parquet d'Alger
Selon le garde des Sceaux, les deux hommes, considérés comme des « objectifs prioritaires de la justice française », ne sont plus sous simple contrôle judiciaire. Ils sont désormais incarcérés en attendant leur éventuelle extradition ou jugement. « Merci aux autorités judiciaires algériennes pour nos échanges et pour notre collaboration », a ajouté Gérald Darmanin dans son message, saluant une coopération renforcée entre les deux pays.
Des interpellations après une visite ministérielle
Les interpellations de Mehdi Laribi, chef présumé de l'organisation criminelle DZ Mafia, et de Djamel Djeha sont intervenues fin juillet et début août 2026, quelques semaines après une visite de Gérald Darmanin à Alger. Cette visite avait été présentée comme le point d'orgue d'une reprise de la coopération judiciaire entre la France et l'Algérie, après des années de tensions.
Une avancée majeure pour la justice française
Cette mise en détention provisoire constitue une avancée majeure pour la justice française, qui traque ces deux figures du narcotrafic marseillais. Leur arrestation et leur incarcération en Algérie pourraient faciliter leur jugement ou leur extradition vers la France, où ils sont également poursuivis. Les autorités françaises espèrent ainsi démanteler plus largement le réseau DZ Mafia, impliqué dans un trafic de stupéfiants à grande échelle.
Cette décision intervient dans un contexte de renforcement de la coopération bilatérale en matière de lutte contre la criminalité organisée. Les échanges entre les magistrats français et algériens se sont intensifiés, permettant des avancées concrètes comme celle-ci.



