Le Train signe un accord pour desservir Bordeaux-Paris et Rennes-Paris en complément de la SNCF
Le Train signe pour Bordeaux-Paris et Rennes-Paris

Le Train obtient l'accès aux lignes saturées Bordeaux-Paris et Rennes-Paris

La compagnie ferroviaire privée régionale Le Train, spécialisée dans la grande vitesse, annonce la signature d'un accord déterminant. Cet accord lui permettra d'ajouter ses futures rames et des places supplémentaires sur deux lignes majeures du réseau français : Bordeaux-Paris et Rennes-Paris, régulièrement saturées. Cette avancée marque une étape clé dans le développement de cet opérateur qui se veut complémentaire à l'offre de la SNCF.

Une ambition initiale de liaisons interrégionales sans Paris

Fondée en 2020 en Charente et désormais basée à Bordeaux, la compagnie Le Train avait pour objectif premier de proposer des liaisons à grande vitesse entre grandes métropoles régionales, en évitant systématiquement Paris. Son positionnement stratégique visait à compléter l'offre existante plutôt qu'à concurrencer frontalement la SNCF. Initialement, des liaisons comme Bordeaux-Nantes ou Bordeaux-Rennes étaient envisagées.

Cependant, au fil de l'avancement de son projet, Le Train a évolué vers une ambition plus large : devenir un opérateur proposant une « offre complète ». Cette volonté s'est concrétisée par sa participation à l'appel d'offres de la Région Nouvelle-Aquitaine pour exploiter des lignes TER du quotidien, telles que Poitiers-Angoulême ou La Rochelle-Bordeaux. Les offres, déposées en février, sont actuellement à l'étude, avec une décision attendue avant l'été.

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Des accords-cadres avec SNCF Réseau pour les lignes saturées

Ces dernières heures, Le Train a officialisé la signature de deux accords-cadres avec SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires nationales. Ces accords, qui attendent l'avis consultatif de l'Autorité de régulation du transport (ART), autoriseront la compagnie à proposer des services complémentaires sur des axes où la demande pour les TGV de la SNCF est particulièrement forte.

Les lignes concernées sont précisément celles où les trains affichent souvent complet : Bordeaux-Paris et Rennes-Paris. Cet accès représente une opportunité significative pour Le Train de renforcer sa présence sur le marché ferroviaire français.

Un centre de maintenance propre dans le Grand Ouest

Pour soutenir cette expansion, Le Train planifie la création de son propre centre de maintenance, un outil indispensable à son autonomie opérationnelle. Après n'avoir pas été retenu par le centre privé de maintenance de Lisea à Marcheprime, la compagnie développe désormais son atelier dans le Grand Ouest.

« C'est un dossier qui est bien engagé à tout point de vue », assure Alain Getraud, cofondateur et directeur général de Le Train. « Avec l'aidé de nos partenaires, nous allons disposer de notre propre atelier. Un centre de maintenance élaboré en coopération avec la société espagnole Talgo pour les équipements et outils. » La livraison de cet outil est prévue après deux ans de travaux.

Un calendrier serré pour une mise en service fin 2028

Le calendrier apparaît ambitieux pour Le Train. Selon nos informations, la compagnie pourrait lancer ses premiers trains sur les voies entre fin 2028 et début 2029. Cette mise en service dépendra de l'avancement des homologations, notamment pour les 10 rames Avril S106 commandées en 2024 au constructeur espagnol Talgo, actuellement en cours d'homologation sur les voies françaises jusqu'à l'année prochaine.

Si tous les feux passent au vert, la France comptera alors deux nouvelles compagnies ferroviaires privées françaises en activité : Le Train et Velvet. Cette situation ferait de la France le premier pays européen à accueillir deux opérateurs privés nationaux sur son réseau ferroviaire, marquant une évolution notable dans la libéralisation du secteur.

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