Depuis le 20 août 2026, la Métropole Nice Côte d’Azur expérimente la remise en service de l’entrée de l’A8 depuis la promenade des Anglais, via le boulevard du Mercantour et l’avenue Valéry-Giscard-d’Estaing. Les données de TomTom, spécialiste mondial des informations routières en temps réel, montrent une nette dégradation des conditions de circulation sur ce secteur.
Une augmentation de 20 points du taux de congestion
Entre le 20 août et le 10 septembre 2026, le taux de congestion moyen de la zone passe de 33,7 % (en 2025) à 54,6 %, soit une dégradation de 20 points. Le record de congestion en 2025 était de 165 %, tandis que celui de 2026 dépasse les 200 %. Pour le pic constaté sur la même période, il se propulse à plus de 70 % en 2026.
Cette expérimentation, initiée par la Métropole Nice Côte d’Azur sous l’impulsion d’Éric Ciotti, intervient alors que cette voie avait été supprimée par son prédécesseur Christian Estrosi. Ce dernier avait justifié sa décision par l’élargissement à deux voies de l’entrée de l’A8 depuis l’avenue Valéry-Giscard-d’Estaing, afin d’accompagner la sortie du tunnel de la voie Mathis, inauguré le 24 mai 2025.
Les lecteurs partagés mais majoritairement favorables
Une consultation menée auprès des lecteurs de Nice-Matin, synthétisée dans un article paru le 21 septembre 2026, dresse le même constat. Les deux tiers des participants se disent favorables à la pérennisation de cet accès vers l’autoroute à l’ouest de la ville, mais autant mentionnent des embouteillages plus importants, notamment sur l’avenue Valéry-Giscard-d’Estaing. Ils pointent également un feu tricolore excessivement défavorable aux véhicules venant du boulevard du Mercantour. Un peu plus de la moitié des contributeurs estiment toutefois que cet accès facilite leurs déplacements quotidiens.
Les données de TomTom révèlent des tendances similaires entre 2025 et 2026 : les jours les plus embouteillés restent les mercredis, jeudis et vendredis, et la tranche horaire la plus tendue se situe entre 16 et 19 heures.
Un test qui doit s'achever le 30 octobre 2026
L’expérimentation, qui a débuté le 20 août 2026, doit se poursuivre jusqu’au 30 octobre 2026. Pour la préfecture, « cette expérimentation vise à évaluer concrètement les effets de cette réouverture sur les conditions de circulation, notamment sur les flux de véhicules et les éventuelles répercussions sur le réseau routier environnant ». Éric Ciotti a indiqué que le test sera réussi si « la retenue sur la voie rapide reste modérée ».