Ce jeudi 15 octobre, l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a publié un rapport sur la taxe foncière. En France, son montant a augmenté de 93,4 % entre 2005 et 2025, soit deux fois et demie l'inflation. En Occitanie, le montant moyen s'élève à 670 euros, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale de 663 euros.
Des disparités marquées entre les départements d'Occitanie
Selon les données de l'UNPI, les montants moyens de la taxe foncière varient fortement dans les 13 départements de la région. L'Aude arrive en tête avec 811 euros en moyenne, suivie de la Haute-Garonne (787 euros), du Gard (780 euros) et de l'Hérault (780 euros). À l'inverse, l'Aveyron (468 euros) et la Lozère (478 euros) figurent parmi les départements français où la taxe est la moins élevée.
Les augmentations entre 2005 et 2025 sont également inégales. La Haute-Garonne a connu la plus forte progression avec +113,7 %, se classant au 14e rang national. Le Gers (+94,6 %), les Hautes-Pyrénées (+93,6 %) et l'Ariège (+92,0 %) suivent. Les hausses les plus modérées concernent l'Aude (+69,3 %) et l'Aveyron (+85,4 %).
Une pression fiscale supérieure à la moyenne nationale
L'Occitanie affiche un taux moyen de taxe foncière de 46,47 %, soit six points de plus que la moyenne nationale (40,57 %). Quatre départements de la région figurent parmi les sept taux les plus élevés de France : l'Aude (2e, 63,20 %), le Gers (4e, 59,60 %), le Tarn-et-Garonne (5e, 51,95 %) et le Tarn (7e, 50,51 %).
Les valeurs locatives, qui servent de base de calcul à la taxe, sont en moyenne plus basses en Occitanie (2 891 euros) que dans le reste de la France (3 362 euros). Le Gers (2 214 euros), la Lozère (2 381 euros) et l'Aveyron (2 401 euros) présentent les valeurs les plus modestes. En revanche, la Haute-Garonne affiche la valeur locative la plus élevée de la région, avec 3 699 euros.
Les explications de la hausse et les revendications de l'UNPI
Cette augmentation s'explique par la hausse des taux de taxe foncière, désormais sous la tutelle des collectivités locales, et par l'augmentation des valeurs locatives, revalorisées selon l'inflation. Dans son rapport, l'UNPI indique que parmi les 50 villes les plus peuplées de France, Paris a connu la plus forte hausse en 20 ans, avec +261 %.
« Les propriétaires payent des charges de plus en plus importantes et ce n'est plus juste », défend Sylvain Grataloup, président de l'UNPI. Il réclame une refonte de « la fiscalité locale et de la taxe foncière » et propose la mise en place d'une « contribution locale des usagers » qui concernerait tous les habitants, qu'ils soient locataires ou propriétaires.
Dans les grandes villes françaises, l'impôt atteint 900 euros à Paris, 943 euros à Marseille, 772 euros à Lyon, 1 173 euros à Bordeaux et 1 487 euros à Grenoble.