Emplois du temps : 71% des lycéens expriment leurs difficultés
Emplois du temps : 71% des lycéens expriment leurs difficultés

Les emplois du temps sont au centre des préoccupations des lycéens, selon les premières contributions à la plateforme de concertation lancée par le gouvernement. D'après un décompte rendu public dimanche par Sébastien Lecornu, 71% des 76.500 contributions évoquent « l'organisation du temps scolaire : journées trop longues, emplois du temps déséquilibrés, charge de travail importante ».

Des difficultés matérielles et des professeurs absents

Les problèmes liés aux bâtiments figurent en deuxième position, avec 51% des contributions qui soulèvent « des difficultés liées aux bâtiments et aux conditions matérielles » dans les lycées. La question des professeurs absents et de leur remplacement est abordée par 28,5% des contributions, tandis que 24% concernent « les effectifs par classe ».

Par ailleurs, 14,5% des contributions évoquent Parcoursup « et les difficultés liées à l'orientation », détaille le Premier ministre sur X. Ces chiffres montrent une convergence des préoccupations des lycéens sur des questions concrètes de leur vie scolaire quotidienne.

Une plateforme de dialogue ouverte jusqu'au 23 octobre

La plateforme, lancée le 5 octobre sur agora.gouv, est ouverte jusqu'au 23 octobre. Tout le monde peut répondre à deux questions ouvertes, sur les « principales difficultés » rencontrées dans les lycées et ce qui « devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre », sans vérification de la qualité de lycéen. Cette initiative rappelle les « grands débats » organisés au moment des manifestations des Gilets jaunes, qui avaient alimenté des « cahiers de doléances » jamais restitués.

Le gouvernement promeut cette plateforme comme un outil de « dialogue » en parallèle de la reprise des cours. Une « restitution nationale » est prévue fin octobre qui nourrira un « plan d'action concret ». Le gouvernement déposera notamment des amendements au projet de budget pour 2027 qui reprendront « certaines propositions formulées » sur la plateforme, redit M. Lecornu.

Des réponses adaptées par établissement

Ces contributions seront également « analysées académie par académie, puis établissement par établissement », pour y apporter « des réponses adaptées ». Cette approche vise à répondre aux spécificités locales des lycées.

La plateforme, accueillie avec indifférence ou scepticisme par les élèves mobilisés, constitue un outil de consultation qui devrait aboutir à des mesures concrètes dans le budget 2027 et à des réponses personnalisées pour chaque établissement.