Ryanair freine sa croissance en France à cause de la fiscalité, malgré l'afflux touristique européen
Ryanair freine en France à cause de la fiscalité aérienne

Ryanair constate un afflux touristique en Europe mais critique la fiscalité française

Le conflit au Moyen-Orient provoque un regain d'intérêt des voyageurs aériens pour les destinations européennes, dopant l'activité de Ryanair à court terme. Michael O'Leary, le patron de la compagnie, a expliqué jeudi 19 mars que cette situation booste particulièrement les réservations pour les vacances de Pâques.

Un report massif des voyages vers l'Europe

Interrogé à Bruxelles lors d'un rassemblement de l'association Airlines for Europe, Michael O'Leary a détaillé l'impact de la guerre. Les deux premières semaines d'avril sont solides, avec une augmentation des demandes de vacances en famille en Europe. Les voyageurs qui prévoyaient des séjours au Moyen-Orient ou des survols de la région se tournent désormais vers le Portugal, l'Espagne, le sud de la France, l'Italie ou la Grèce.

Je ne suis pas certain que cela va se poursuivre jusqu'à l'été, a-t-il nuancé, anticipant une reprise des compagnies du Golfe après la guerre. Il prévoit une chute massive des prix dans le secteur touristique moyen-oriental, ce qui exercera une pression sur le marché européen.

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La fiscalité française freine les projets de Ryanair

Malgré ce contexte favorable, Michael O'Leary a réitéré que Ryanair ne souhaite plus augmenter sa présence en France. Il juge la fiscalité sur le secteur aérien ridiculement élevée et les services de navigation aérienne trop coûteux. Pour la France, ce serait compliqué de faire peser davantage de contraintes, a-t-il affirmé.

Le patron compare la situation française à celle d'autres pays européens :

  • La Suède et la Slovaquie ont aboli les taxes sur l'aviation.
  • L'Espagne, la Grèce et l'Italie ont dépassé leurs volumes de trafic d'avant-Covid de 120 à 125%.
  • La France reste en dessous de 100% de ses volumes pré-pandémie.

Ryanair préfère donc investir dans des marchés plus compétitifs, attendant peut-être un changement de politique avec un futur gouvernement.

Une protection contre la flambée du pétrole

Concernant les cours du pétrole, Michael O'Leary a souligné que Ryanair est bien protégé via des contrats à terme. La compagnie est couverte à 80% jusqu'en mars 2027 à 67 dollars le baril, mais doit payer 20% de son kérosène au prix actuel d'environ 180 dollars. Cela va devenir un défi à partir d'avril et mai, même si le groupe peut l'absorber. Si les prix restent élevés, toutes les compagnies européennes pourraient appliquer des surcharges, faisant augmenter le coût des billets.

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