Chez Skoda, l’Epiq n’est pas un modèle comme les autres. Derrière ce petit SUV urbain se cache une mission de taille : rendre l’électrique plus abordable tout en continuant à faire grimper les ventes de la marque. Après des Enyaq et Elroq plutôt bien installés sur le marché européen, le constructeur tchèque s’attaque cette fois au cœur du segment avec une recette simple sur le papier : un format compact, une autonomie pouvant atteindre 440 kilomètres et un tarif qui débute sous les 27 000 euros. De quoi élargir considérablement l’accès à la gamme électrique Skoda.
Un détail qui n’en est pas un : l’Epiq devient également le premier modèle de la marque produit en Espagne, dans l'usine Volkswagen de Pampelune, nouveau bastion des petites électriques du groupe, où sera notamment assemblée la future Volkswagen ID.Cross, cousine technique de l’Epiq.
Un pari crucial pour Skoda
L’arrivée de l’Epiq dépasse largement le simple lancement d’un nouveau modèle. Il s’agit du premier Skoda à reposer sur la plateforme MEB+ dédiée aux véhicules électriques les plus abordables du groupe Volkswagen. Une base technique qu’il partage avec les Volkswagen ID. Polo et Cupra Raval. Sous le capot, trois motorisations sont prévues, de 116 à 211 chevaux, avec des batteries adaptées à différents usages.
Mais au-delà des chiffres, c’est surtout son positionnement qui attire l’attention. Alors que l’Elroq démarre bien au-dessus des 35 000 euros, l’Epiq réduit de près de 10 000 euros le ticket d’entrée vers une Skoda électrique. Une différence loin d’être anecdotique à l’heure où le marché cherche encore la formule magique pour convaincre les automobilistes de passer à l’électrique.
L'Epiq se positionne ainsi comme un modèle stratégique pour Skoda, visant à conquérir une clientèle plus large tout en renforçant la présence de la marque sur le segment des véhicules électriques urbains. Avec son prix compétitif et ses performances prometteuses, il pourrait bien devenir un acteur clé dans la démocratisation de la mobilité électrique en Europe.



