Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé mardi vouloir réduire la part des énergies fossiles dans le mix énergétique français de 60 % à moins de 40 % d'ici 2030. Lors d'un Conseil de planification écologique délocalisé au salon REuse Economy Expo à Paris Porte de Versailles, il a déploré que l'écologie soit devenue « une cible facile des extrêmes » et appelé à « continuer à avancer sur des enjeux très concrets », tels que l'accélération de l'électrification et l'économie du recyclage et de la réutilisation.
Un théâtre d'opérations populiste
« J'ai bien noté ces dernières années que l'écologie est devenue une cible facile, en particulier pour les extrêmes, et qu'elle est en quelque sorte le théâtre d'opérations d'un populisme », a déclaré le chef de l'État. Il a souligné que toutes les actions menées étaient basées sur la science et qu'il fallait continuer ainsi. Cependant, le rythme de réduction des émissions de CO2 a ralenti en 2024 et 2025, a-t-il pointé en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu et d'une dizaine de ministres.
Un réveil nécessaire
« Il y a besoin d'un réveil parce que les habitudes reprennent le dessus », a martelé Macron, déplorant que cela « consolide nos dépendances » et appelant à ne pas renoncer aux grands objectifs. La réduction des énergies fossiles de 60 % à moins de 40 % en 2030 permettrait d'économiser entre 20 et 40 milliards d'euros par an sur la balance commerciale, soit un à deux points de PIB. « C'est tout à fait faisable », a-t-il insisté.
Le président a également évoqué la nécessité de continuer à avancer sur l'électrification, l'économie circulaire, l'accompagnement des collectivités et la lutte contre la désinformation climatique. Ce discours intervient alors que la France cherche à accélérer sa transition énergétique malgré les défis économiques et politiques.



