Mobilisation des ingénieurs informatiques du CHU de Bordeaux
Les ingénieurs informatiques de la direction numérique des hôpitaux de Bordeaux ont exprimé leur mécontentement en observant une heure de grève jeudi 30 avril. Ils revendiquent une clarification de leurs évolutions salariales, qu'ils estiment menacées par le Plan de retour à l'équilibre en 2027, lancé en septembre 2025.
Des revendications salariales précises
Bien qu'ils reconnaissent ne pas être en première ligne comme les soignants, les ingénieurs soulignent leur implication 24 heures sur 24, même en dehors des astreintes. Djamila Belgacem, représentante du personnel, résume leur sentiment : « Ils ne se rendent pas compte de notre dévouement. » Le « ils » désigne la direction du CHU, pointée du doigt lors du comité social et économique (CSE) à Talence.
Le plan d'économies vise à réduire le déficit de 40 millions d'euros. Les ingénieurs craignent que la remise en question de l'avancement automatique dans la grille salariale, au profit d'une négociation individualisée tous les deux ans, ne crée des disparités. « Nous effectuons les mêmes tâches, cela créera des inégalités », déplore un gréviste. De plus, cette mesure risque de nuire à l'attractivité du service public, alors que le privé offre des salaires 10 à 20 % supérieurs.
Un service essentiel pour la chaîne de soins
La cinquantaine d'ingénieurs mobilisés sur les 60 que compte la direction numérique (sur 110 emplois) rappelle l'importance de leur travail. Ils gèrent 12 000 machines 24h/24, 2 000 serveurs et 350 applications, sans lesquels le suivi des patients et les soins seraient compromis. Dans un contexte de multiplication des cyberattaques, leur rôle est crucial.
À l'issue d'une intervention lors du CSE, une possible réunion pour négocier un accord local a été évoquée. Toutefois, les grévistes assurent que l'action reste engagée tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.



