Eddy Termini, photographe gardois : un métier de passion depuis l'enfance
Eddy Termini, photographe gardois : un métier de passion

Dans le cadre de notre série « C’est mon métier », Midi Libre met en lumière des professions exercées dans le Gard rhodanien. Ce deuxième volet est consacré à Eddy Termini, photographe et vidéaste installé à Bagnols-sur-Cèze. Véritable figure locale, il connaît la région comme sa poche et les habitants le reconnaissent au premier regard. À travers de nombreux reportages réalisés sur les terres bagnolaises et dans les villages alentour, Eddy Termini a su capturer des clichés uniques et authentiques.

Une passion précoce pour la photographie

Arrivé dans la région en 1978, à l'âge de 3 ans, Eddy Termini a rapidement fait de Bagnols son terrain de jeu favori. « J’ai eu mon premier appareil à 9 ans. Je faisais de la photo quand mes amis allaient jouer dehors ou boire des coups. Ça a toujours été un plaisir pour moi », confie ce Spiripontain d'origine. Dès ses 16 ans, il commence à couvrir des mariages et des événements, réalisant ses premiers reportages photos. Grâce aux personnes rencontrées, il se constitue rapidement un carnet d'adresses bien fourni et travaille dès la fin des années 1990 pour des émissions télévisées. « J’ai fait mon premier reportage pour Interville. J’avais réalisé des images pour présenter les villages. Ensuite, j’ai tourné pour France 2 ou France 5. Je me souviens même avoir filmé l’animateur Patrice Laffont en train de jouer aux boules pour le Tour de France », raconte-t-il avec nostalgie.

Un studio photo au cœur de l'activité

En parallèle de ses reportages, Eddy Termini ouvre son premier studio à Pont-Saint-Esprit en 2003. Il n'y reste que trois ans avant d'acquérir un local à Bagnols, qu'il occupe encore aujourd'hui sous l'enseigne « Studio Termini Eddy ». Entouré d'une équipe de quatre personnes — Clara Forster (photographe), Emma Blanc (monteur truquiste) et Anne-Laure Termini, qui gère le magasin et l'administratif — le Spiripontain intervient dans de nombreux domaines. « Le studio photo est vraiment la partie centrale de notre activité. On y réalise des portraits, des photos de familles, de nouveau-nés ou encore de futurs mariés. C’est notre partie créative où nous excellons. Les gens passent un bon moment ici et repartent avec des clichés uniques. Nous capturons des moments fantastiques », souligne-t-il.

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Occupant déjà une grande partie du local, Eddy Termini envisage d'agrandir le studio dans les mois à venir. « J’ai un manque de place pour certains clichés. Avec le futur studio, je pourrai accueillir encore plus de monde sur les photos. L’idée est de terminer l’agrandissement cet été », précise-t-il.

Des services innovants pour le public

À côté du studio, Eddy Termini a installé des bornes permettant au public d'imprimer les photos de leur téléphone. « Ça marche vraiment bien. Beaucoup de jeunes le font car ils ont peur de perdre leurs photos sur leur smartphone, et cela leur permet d'avoir un souvenir matériel. De même pour les plus anciens, à qui on ne montre pas tout le temps les photos du téléphone. Ils sont contents d’avoir le cliché imprimé », explique-t-il.

Reportages et projets variés

En parallèle de son travail en studio, le photographe mise également sur les reportages photos et vidéos. « Je travaille avec des professionnels et des particuliers. Pour les particuliers, je me rends aux mariages par exemple, puis je leur confectionne des albums sympas. Quant aux professionnels ou institutionnels, j’ai déjà participé à Couleur Tavel, le festival du GUB. Je suis aussi allé aux 30 ans d’Orano. J’ai travaillé avec les mairies, notamment en réalisant les portraits de certains candidats pour les élections municipales. Les reportages extérieurs, c’est ce qui nous fait vraiment vivre », insiste le Spiripontain.

Passionné par l'histoire de Bagnols, Eddy Termini a réalisé un projet personnel il y a quelques mois pour raconter l'histoire de la ville. « Grâce à des photos d’archives récupérées sur l’INA et des clichés que des Bagnolais m’ont rapportés, j’ai réussi à faire un petit film ». Si aucune de ses photos n'apparaît dans ce documentaire, le photographe prévoit de sortir une seconde partie avec ses propres clichés.

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Polyvalence et transmission

En plus de ses activités en studio et de ses reportages, Eddy Termini collabore chaque année avec les écoles. « Dans le Gard rhodanien et ses alentours, je vais dans 25 écoles. Je m’occupe notamment des photos de classe avec des portraits, des photos de groupes ou plus ludiques. De septembre à janvier, cela représente une bonne partie de notre activité. J’avais aussi travaillé avec le collège du Ventadour à Bagnols pour la journée contre le harcèlement, en réalisant une prise de vue en hauteur grâce à mon drone », détaille-t-il.

Détenteur d'un permis pour piloter un drone, Eddy Termini a également filmé la démolition de la tour G2 aux Escanaux. « Je fais des prises de vues à 360° et des visites virtuelles pour certaines institutions », ajoute-t-il. Enfin, il donne des cours pour les photographes en herbe. « Cela peut aller de la demi-journée à la semaine. Je m’adapte vraiment à la personne, selon qu'elle préfère faire des photos sportives ou des portraits. L’objectif est que la personne sache utiliser n’importe quel boîtier argentique et numérique à la fin de la formation », conclut-il.