Chômage partiel face à la flambée des carburants : quelles entreprises sont éligibles ?
Chômage partiel et hausse des carburants : quelles entreprises ?

Chômage partiel face à la flambée des carburants : quelles entreprises sont éligibles ?

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou s'est déclaré "prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel" pour soulager les entreprises confrontées à la hausse des prix des carburants, lors d'une interview sur France Info. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, où la guerre en Iran depuis le 28 février dernier a provoqué une augmentation continue des coûts de l'énergie.

Des critères stricts pour l'éligibilité

Le ministre a toutefois précisé que très peu d'entreprises sont actuellement concernées par une baisse d'activité suffisante pour prétendre à ces dispositifs. Le chômage partiel ne s'applique qu'aux entreprises subissant une baisse brutale d'activité directement liée à la crise, avec la certitude qu'elles pourront redémarrer une fois la situation stabilisée.

"Toutes les entreprises sont éligibles en théorie, mais nous porterons une attention particulière à celles qui souffrent spécifiquement des conséquences de la situation en Iran", a indiqué Jean-Pierre Farandou. Cette approche ciblée vise à éviter un recours massif au dispositif tout en soutenant les secteurs les plus vulnérables.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un plan d'aide de 70 millions d'euros

Le gouvernement a dévoilé un plan d'aide de 70 millions d'euros pour faire face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Cette enveloppe budgétaire, prise en charge par l'État via le ministère du Travail, s'ajoute aux mesures déjà annoncées pour réduire la facture carburant dans les secteurs les plus consommateurs.

Les mesures d'activité partielle longue durée (APLD), qui avaient été déployées pendant la crise du Covid-19 et au début de la guerre en Ukraine, redeviennent ainsi accessibles après avoir été suspendues depuis début 2023. Le plan est spécifiquement ciblé sur les mois critiques et concerne principalement les secteurs de la pêche, l'agriculture et les transports, particulièrement exposés à la flambée des prix.

Des incertitudes persistantes pour certains professionnels

Concernant les infirmiers libéraux, dont les frais de déplacement sont directement impactés par la hausse des carburants, le ministre a adopté une position plus nuancée. "Nous examinerons ce qu'il est possible de faire", a-t-il déclaré, sans annoncer de mesures concrètes immédiates. Cette prudence s'explique par la volonté du gouvernement de maîtriser le déficit public, comme l'a rappelé Jean-Pierre Farandou : "Il n'y a pas d'argent magique et le gouvernement n'est pas assis sur une cagnotte."

L'engagement de 70 millions d'euros sera déployé progressivement tout au long de l'année, avec une évaluation constante de son impact. Cette approche pragmatique vise à adapter les dispositifs aux évolutions de la crise tout en maintenant un équilibre budgétaire.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale